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Ancienne « Soeur » religieuse, Rosicrucienne et Sorcière -2-

root (26 Juillet 2017, 1:07)
Deuxième partie

Chapitre 4 : La magie secrète


De retour au pays, je me suis résignée à mon sort. Je n'espérais plus rien. Les gens venaient me voir pour me dire d'aller trouver des féticheurs. D'autres venaient avec une longue liste de plantes médicinales. Mon mari Jean ne partageait pas leur avis. Pour lui, le mal qui me rongeait était d'origine démoniaque. Il fallait alors l'intervention de Dieu. Il me conseilla donc d'aller trouver des prêtres pour m'exorciser. Il me dit:

- Après tout, soeur Françoise, tu as été l'une des leurs! Il ne serait pas normal qu'ils te laissent mourir ainsi sans rien tenter pour te sauver. Nous savons tous que cette maladie est d'origine démoniaque. Ne pourraient-ils pas t'exorciser afin de t'aider? Va les trouver quand même pour leur demander de t'aider, supplie-les s'il le faut! Peut-être qu'une messe spéciale dite en ta faveur pourrait te faire du bien!

Encouragée par ces paroles qui me semblaient édifiantes, je rassemblai le peu d'énergie qui me restait et j'allai trouver seule mes anciens collègues. Lorsque j'arrivai au couvent, le révérend père me reçut à bras ouverts. On aurait dit qu'il s'attendait à ma visite. Après lui avoir raconté toute mon histoire, qu'il suivit sans m'interrompre, je lui dis en concluant: 'Vous voyez bien que je suis condamnée à Mort. Je serais prête à aller consulter les féticheurs. Mais j'aimerais que vous fassiez quelque chose, que vous fassiez dire une prière par exemple."

Ancienne Soeur religieuse- Soeur Françoise, tu as bien fait de venir nous demander conseil, malgré ton état de santé. Ma fille, je ne saurai te dire autre chose. Je peux déjà te garantir qu'après ta mort, ton âme ne restera pas longtemps au purgatoire avant d'entrer au paradis. Tu as déjà assez souffert comme cela. Pour cela, nous dirons plusieurs messes en ta mémoire pour que le Bon Dieu intervienne rapidement.

- Si Dieu peut intervenir, c'est maintenant que j'ai le plus besoin de Son aide, mon père! Je suis une mère, j'ai quatre petits enfants qui ont encore besoin de moi. Ils sont encore tout petits. Que deviendront-ils?

- Nous savons tous que le cancer ne pardonne pas. La mort effraie toujours. Je comprends ta peine. Tu peux donc t'en aller partout chercher ta guérison comme tu l'entends. Reviens vite me voir lorsque tu seras rétablie. Je t'entendrai en confession...

C'était une manière polie de se débarrasser de moi et de me congédier. Je m'en allai, toute triste et déprimée, ne sachant que faire ni où aller pour éviter cette mort tant redoutée. Je me trouvais déjà au niveau du grand portail du couvent lorsque j'entendis quelqu'un m'interpeller derrière moi: "Soeur Françoise, Soeur Françoise, veux-tu revenir!" Je tournai la tête, et je vis un prêtre, plus jeune que celui que je venais de quitter. Il était de passage dans ce couvent. Il était curé d'un autre couvent situé également à Lubumbashi.

L'initiation

Son collègue venait de lui révéler la raison de ma visite. Le jeune curé me dit: "Viens me trouver dans ma paroisse quand tu voudras." Il partit après m'avoir remis son adresse, que je connaissais d'ailleurs déjà. Dès le lendemain, j'allai le trouver après la matinale. Il ne fut pas surpris de me voir.

-Tout ce que je peux faire pour toi, ce n'est pas empêcher la mort de t'atteindre, mais retarder sa venue par des prières spéciales que je compte te remettre. Bien sûr, tu mourras un jour, car personne n'est éternel sur cette terre. Mais, si tu observes bien mes conseils, tu vivras longtemps. Je vais te mettre en contact avec des "saints anges."

Du moment qu'il y a une possibilité, aussi minime soit-elle, de prolonger ma vie, je suis prête à tout ce qui est en mon pouvoir pour vivre. Je ne veux pas mourir, mon père!

- Achète d'abord ton sanctuaire et quelques accessoires. Ils te seront d'une grande utilité dans tes prières. Le sanctuaire en question était une caisse en bois peinte en plusieurs couleurs, dont la partie supérieure avait la forme d'un cône. Un linge blanc recouvrait le tout. A l'intérieur, il y avait une statuette de la "Très Sainte Vierge Marie," un crucifix, des image de celui que les catholiques appellent par erreur Jésus-Christ," une pierre tombale dite "pierre sainte," reliques d'un mort (ongles, cheveux, morceaux tissus ayant appartenu au mort ... ) appelées "reliques d'un saint," etc...

Outre le sanctuaire, j'ai aussi acheté de l'encens, des cierges et divers autres objets. La Bible déclare sainte toute personne née de nouveau. L'Église catholique romaine canonise morts. Marie avait pour mission de mettre Jésus-Christ au monde, c'est tout. De même, Jean Baptiste avait pour mission d'annoncer la venue du Seigneur. Pourtant, l'Église catholique n'accorde aucune mention particulière à ce "saint." Alors, pourquoi cet insistance extraordinaire sur Marie? (Qui se cache derrière marie, Cliquez ICI)

Bien-aimés dans le Seigneur, si je dénonce aujourd'hui ces méfaits, c'est sans haine ni animosité envers qui que ce soit. C'est contre la magie pratiquée au sein du système religieux catholique que je m'insurge avec la dernière énergie. Cette magie fondement même de cette institution.

Un petit livre me fut remis. Il me servait de guide, pour mes prières. Je me mis donc à prier en suivant les prescriptions de ce livre. Les effets ne manquèrent pas de se manifester. Un jour que j'étais en prière dans ma chambre, un vent, sorti de je ne sais où, mit à souffler violemment dans ma chambre. Il s'apaisa comme il avait commencé, mystérieusement. Je ne pouvais pas aller trouver le père curé pour lui raconter ce que je vivais, car il avait été convenu avec lui que je ne pourrais aller le voir que lorsque les "anges du Bon Dieu" me seraient apparus.

Mes pratiques mystérieuses

Un après-midi, vers seize heures, je me trouvais dans ma chambre en train de "prier." En réalité, je ne faisais que lire les textes ou réciter ceux que j'avais déjà appris par coeur. J'avais aspergé toute la chambre d'eau bénite. Je m'étais imprégnée d'un de parfum et j'avais soufflé aux quatre coins de la chambre un peu de poudre. La fumée de l'encens brûlait flottait dans la pièce, donnant à celle-ci une apparence exotique. Mon crucifix devant moi, j'égrenais mon chapelet, comme me le recommandaient les instructions du petit livre.

Ancienne Soeur religieuseDans cette ambiance enfumée, je vis sortir du nuage d'encens une forme de main, qui me faisait signe de m'approcher. Je suis demeurée prostrée, ébahie, comme hypnotisée, sans comprendre ce qui m'arrivait, oubliant où je me trouvais. J'étais bloquée et ne savais que faire. Je clignai des yeux pour voir si je ne rêvais pas toute éveillée, ou si je n'avais pas des hallucinations. Cependant, la main était là et continuait à me faire signe. Je priais pour une probable guérison, mais l'idée d'une apparition de ce genre ne m'avait même pas effleurée. Je m'attendais pourtant, mais sans grande conviction, à voir apparaître des anges, comme me l'avait annoncé le prêtre. Des anges aux beaux visages angéliques, aux longs cheveux noirs tombant sur les épaules, avec de longues robes blanches tombant jusqu'au sol. Sans oublier leurs deux ailes superbes rattachées à leur corps au niveau des omoplates... Des anges comme nous pouvons en contempler sur des affiches ou sur les portraits qui figurent dans les églises...

Ancienne Soeur religieuseCe qui se produisit ensuite m'arracha à ma contemplation. La main se métamorphosa et prit la forme d'un être étrange qui n'avait rien d'un ange. Cet être n'avait d'humains que les mains et le front. Il avait les oreilles d'un lapin, les yeux d'un chat ou d'un hibou, un museau en guise de bouche, et une tête recouverte d'écailles, surmontée de deux cornes. Il avait des sabots à la place des pieds.

Il était revêtu d'un pantalon noir et portait un gilet rayé de vert, rouge et jaune. J'eus quand même la présence d'esprit de reconnaître que je me trouvais bien en présence d'un démon, à la place de l'ange du Bon Dieu promis par le père curé. Malgré cette découverte, il me fut impossible de fuir ni de crier au secours. Si je l'avais fait, cela aurait pu amenuiser mes chances de guérison. Je ne bougeai pas, car je tenais beaucoup à mon rétablissement, quel que soit le prix à payer.

Une voix caverneuse, venue du fond des âges, sortit du museau de la bête, rompant ainsi le silence :

- Pourquoi m'invoques-tu ici? Si je suis venu jusqu'à toi, c'est que tu m'as fort dérangé. Tes prières sont arrivées jusqu'à moi. Pourquoi ne viens-tu pas au quartier général comme tout le monde?

- Qu'est-ce que ce quartier général et où se trouve-t-il, pour que je puisse m'y rendre?

- Si tu ne connais ni le quartier général, ni l'endroit où il se trouve, comment as-tu connu mon existence? Comment as-tu appris ce qu'il fallait faire pour m'appeler? Qui t'a mise au courant de mon existence? C'est celui-là qui doit répondre à tes questions.

Sur ces paroles, il disparut comme il était apparu.

Puisqu'il se faisait un peu tard, je ne suis pas partie aussitôt pour aller voir le père curé. Le lendemain, de grand matin, j'allai trouver le prêtre, après qu'il eut fini de célébrer l'eucharistie. Je lui racontai ce qui était arrivé.

Au fur et à mesure que je parlais, je remarquai que l'attitude de mon interlocuteur devenait de plus en plus bizarre. Je compris qu'il était gêné de reconnaître que ce n'était pas un ange du Bon Dieu qui m'était apparu, mais bien un démon, un ange déchu...

Durant toute notre conversation, le prêtre ne me donna pas le temps de terminer mes phrases. Il m'interrompait souvent. Alors j'acceptai de jouer le jeu.

Alors, tu as vu les anges! Ah! Soeur Françoise, tu as de la chance! Beaucoup ont désiré, souhaité voir ce que tu as vécu, et n'y sont pas parvenus. D'autres sont morts sans avoir pu entrer en contact avec des saints de leur vivant. En tout cas, ta guérison ne saurait plus tarder. Que t'ont donc dit ces messagers de l'Éternel? L'ange du Très-Haut m'est apparu hier soir, mon père. Il m'a demandé de l'appeler dorénavant dans ma chambre, mais au quartier général. Où se trouve le quartier général, pour que je puisse m'y rendre?

- Termine d'abord. Dis-moi tout ce que tu as à me dire, tout ce qu'ils t'ont dit. Je suis certain que tu connais bien le quartier général et son emplacement, même si tu ne sais pas que c'est de cela qu'il s'agit. Mon père, il m'a dit d'aller vous trouver, pour que vous m'y conduisiez.

- Es-tu bien certaine d'avoir entendu cette invitation?

- Oui certainement, mon père. Si ce n'était pas comment aurais-je connu l'existence du quartier général?

- Ca va, ça va. Tu as raison, tu m'as convaincu. Dans ce cas, écoute-moi bien. Tu diras à ton mari que jusqu'à ta guérison, tu devras assister à une série messe spéciales, chaque nuit à partir de ce soir. C'est pour qu'il ne te pose plus de questions à l'avenir.

Quant à toi, tu veilleras soigneusement à ce que personne ne te suive ou ne t'accompagne jusqu'ici. Viens me retrouver seule, vers 23 heures, et je te montrerai le chemin du quartier général. Je te répète que tu dois faire attention à ce que personne ne te suive!

Selon les conseils du prêtre, j'informai mon mari de ce que je devais faire. Jean me laissa partir, non sans s'être auparavant réjoui de ce que mes anciens partenaires avaient été bien disposés envers moi. A 23 heures passées de quelques minutes, j'étais au couvent, où je retrouvai le révérend père curé, qui m'attendait. Nous nous acheminâmes vers une pièce qui se trouvait à l'intérieur même de la chapelle. Une fois dans cette pièce, J'y remarquai d'autres religieux, tout de noir vêtus. Le père curé se changea et enfila des vêtements noirs. Il me remit un colis et me pria de me revêtir de son contenu le plus rapidement possible. Il y avait dans ce colis une robe noire, des bas noirs, des gants noirs et un livre dont la couverture était noire.

Vous remarquerez que je me garde bien de citer les titres de certains livres que j'ai utilisés au cours de mes anciennes pratiques. Cette conduite m'a été dictée à la suite de divers incidents survenus au début de mon ministère. Jeune convertie, lors de mes productions publiques, je dénonçais ces pratiques en les décrivant sans omettre aucun détail, dans l'espoir que certains pourraient se reconnaître et se convertir au Seigneur. Je donnais les titres des livres ainsi que les endroits où l'on pouvait se les procurer facilement. Je présentais les formules et la manière de procéder.

Un jour, un jeune homme écouta mon témoignage non pour se convertir, mais pour se lancer lui-même dans ces pratiques. Il notait tout ce que je disais sur un bout de papier. Il alla invoquer une sirène à mon insu. Furieuse parce qu'il n'avait pas respecté tous ses titres dans la procédure d'invocation, et parce qu'il ne lui avait Pas apporté les cadeaux requis, elle l'obligea à écrire une note à ses parents pour leur dire qu'il devait accompagner la sirène chez elle. Le jeune homme fut retrouvé mort, tenant à la main la lettre écrite sous l'emprise de la sirène.

Vous devez savoir que ces esprits appelés "sirènes" sont des esprits puissants et dominateurs. Sans le Saint-Esprit, il est impossible de leur résister. Vous comprendrez donc la raison pour laquelle je tairai certaines précisions. Je n'ai pas pour mission d'envoyer des gens chez le diable. Au contraire, je veux les arracher à l'emprise du diable, par mon témoignage, pour leur faire connaître la grâce de Dieu et les amener à Jésus-Christ notre Sauveur.

Lorsque je fus vêtue de noir comme tout le monde autour de moi, les prêtres exigèrent que je m'agenouille pour qu'ils puissent prier pour moi. Ils m'imposèrent les mains. Pendant leur prière, je fus saisie de vertige. La prière terminée, ils voulurent s'assurer de l'effet que l'imposition des mains avait produit sur moi. Je leur dis ce que j'avais ressenti et je vis comme un soulagement sur leur visage. Le père curé me dit: "Nous pouvons partir à présent."

Ancienne Soeur religieuse
Vue du grand carrefour de lubumbashi. Place Moise Tshombe

Il n'était pas encore 23 heures 30 lorsque nous nous dirigeâmes en voiture vers le grand carrefour central de la ville de Lubumbashi. A cette heure de la nuit, il règne à cet endroit de la ville une intense activité commerciale. Après avoir garé la voiture, tout le monde descendit. A ma grande surprise, les prêtres se mirent à se déshabiller, sans faire aucun cas de ma présence ni des personnes qui les entouraient. Le plus naturellement du monde, ils me prièrent de me dépêcher de me déshabiller, comme s'ils avaient oublié que J'étais une femme. J'obéis mais voulus garder mes sous-vêtements. Je reçus l'ordre de tout enlever et de rester nue, comme tout le monde. Le père curé me dit: "Dépêche-toi, il ne nous reste que peu de minutes avant de rejoindre le quartier général!"

Les lumières étaient brillantes. Les gens circulaient en tous sens. Personne ne semblait nous remarquer. Pourtant, ces prêtres étaient bien connus à Lubumbashi. Comment expliquer cela? C'était effrayant de passer par une telle expérience! L'un des prêtres me lança: "Dépêche-toi, nous n'avons pas de temps à perdre! Tu payeras cher si nous sommes en retard!"

C'est alors seulement que je compris que nous étions invisibles aux yeux des profanes. Je me déshabillai à mon tour.

Ancienne Soeur religieuseNous traversâmes la rue et atteignîmes le centre du carrefour. Un pentagramme (étoile à cinq branches) fut dessiné sur le sol. Je fus invitée à m'y coucher à l'intérieur, le dos au sol, et chacun de mes membres au sommet de l'une des pointes du pentagramme. J'étais étendue au sol, bras et jambes écartés. Cinq cierges sortis de je ne sais où brillaient à chaque sommet.

Ancienne Soeur religieuseOn fit des incantations sur moi. Trois prélats nus m'enjambèrent, tout en ayant soin d'effleurer certaines parties de mon corps. Ils prononcèrent des prières qui m'étaient inconnues. Ces prêtres m'enjambèrent comme il est procédé lors de l'ordination sacerdotale d'un nouveau prêtre catholique. La cérémonie terminée, les cierges disparurent sans que je comprenne comment. Nous revêtîmes nos habits noirs et prîmes la direction du cimetière des sapins de la ville de Lubumbashi. Le quartier général n'était autre que le cimetière.

Au quartier général

Je croyais que nous étions les seuls à fréquenter les cimetières la nuit. Je perdis toute illusion en voyant le nombre croissant de personnes que j'y trouvais. La plupart étaient jeunes. Je ne sais quelle procédure ils avaient utilisée pour arriver jusqu'ici. La plupart croyaient rendre un culte à Dieu.

Il y avait là des jeunes gens à la recherche de sensations fortes, chacun dans son domaine. Des étudiants venaient y chercher le moyen de terminer leurs études avec succès sans pour autant travailler. Des sportifs venaient y chercher des records inégalés. Des musiciens venaient y puiser de nouvelles inspirations. Moyennant des sacrifices, voire même des sacrifices sanglants, ces personnes signaient des pactes pour avoir plus de succès dans leurs entreprises. Mais, hélas, cette gloire n'était qu'éphémère. Il fallait renouveler le pacte après un certain temps, de peur de perdre la raison ou la vie.

Ancienne Soeur religieuseVue du grand carrefour de lubumbashi.

Il y avait aussi des hommes politiques. Outre le succès, ils désiraient obtenir le pouvoir de domination pour pouvoir s'imposer dans des assemblées générales. Certains désiraient obtenir le pouvoir de lire l'avenir, afin de se protéger des jours mauvais. Les sacrifices que devaient offrir ces derniers étaient consistants. Certains venaient y préparer leurs discours.

Toutes les professions étaient représentés: médecins, avocats, ingénieurs, etc... Tous avaient un dénominateur commun: c'étaient tous des satanistes à la recherche d'un succès terrestre. Si vous prêchez le Christ à de telles personnes, elles ne L'accepteront pas comme leur Seigneur et Sauveur.

Ces personnes se cachent souvent derrière des dénominations religieuses, ou des sectes qui nient la divinité de Jésus-Christ. J'y ai aussi remarqué des pasteurs, des diacres, des abbés, dont l'abbé Kasongo qui était un familier des lieux, des prêtres, et j'en passe.

Comment ces gens, qui ont pour mission de conduire les hommes à Dieu, avaient-ils échoué ici pour les conduire à Satan? Car, je le répète, la plupart des gens qui se trouvaient au cimetière croyaient rendre un culte à Dieu. Je me suis souvent demandée comment ces conducteurs spirituels qui avaient pour mission de conduire les hommes à Dieu avaient pu s'abaisser à ce point.

J'en ai donc conclu que Dieu n'existait pas, ou que le Dieu auquel nous pouvions croire était un faux Dieu, un Dieu de substitution, et que le vrai Dieu était ailleurs.

La présence de guérisseurs, féticheurs, praticiens traditionnels et autres charlatans ne m'étonna guère. Il était normal qu'ils viennent puiser à leur source.

Nous avons procédé à une visite des lieux. Arrivés devant une tombe, nous nous sommes arrêtés. Le père curé récita une prière en invoquant quelques "saints," et dont lui et ses collègues étaient peut-être les seuls à connaître le secret. Certains passages étaient tirés du livre du prophète Jérémie. Au moyen d'une baguette magique, il frappa une tombe qui s'ouvrit d'elle-même en faisant sortir le cercueil. Sous le cercueil, je découvris un passage, une sorte de couloir qui donnait sur une espèce de cave ou de sous-sol.

Longeant le passage ainsi ouvert, nous atteignîmes un tournant, au-delà duquel mes yeux découvrirent une "abomination. " A même le sol, il y avait là une croix grandeur nature, sur laquelle un homme était ligoté, agonisant et gisant dans son sang. Bien entendu, Il portait une couronne d'épines sur la tête. Un clou était planté dans chaque main, et un autre attachait les deux pieds au bois. Il n'avait cependant aucune blessure à la poitrine. Cet homme était entouré de chaînes, qui étaient en fait de grands chapelets. Les souffrances de cet homme étaient manifestes et me donnèrent le frisson.

D'un air grave et compatissant, le curé me dit: "Voici notre Seigneur Jésus-Christ souffrant sur la croix. Son agonie dure, car il n'est jamais mort. Il est toujours vivant."

Nous avions sans doute atteint le but de notre promenade car, après avoir vu cet être, nous nous sommes prosternés pour l'adorer, puis nous avons rebroussé chemin.

A quelques détails près, l'être sur la croix avait des traits semblables à ceux du "Jésus-Christ" dont les images inondent les marchés et les boutiques spécialisées. Ce même "Christ" est parfois aussi représenté sur des bijoux féminins.

Bien-aimés de Dieu, au lieu de vous contenter d'entendre la "Parole de Dieu," vous devriez imiter les Juifs de Bérée. En effet, la Bible déclare que ces derniers, chaque fois qu'ils avaient entendu Paul prêcher la Parole de Dieu, "examinaient chaque jour les Ecritures, pourvoir si ce qu'on leur disait était exact" (Actes 17:12). Si nous avions tous fait la même chose, nous aurions découvert des passages qui décrivent physiquement le Seigneur Jésus. En effet, plusieurs centaines d'années avant la naissance du Christ, le prophète Esaïe, au chapitre 53, verset 2 nous dit: "Il n'avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire." L'apôtre Paul était contemporain de Jésus-Christ. Dans sa première épître aux Corinthiens, chapitre 11, verset 14, il écrit: "C'est une honte pour l'homme de porter des cheveux longs." Nous croyons qu'en écrivant cette épître, il était inspiré par l'Esprit de Jésus-Christ, le Saint-Esprit.

A la lumière de ces deux passages bibliques, nous constatons que les hommes ont conçu l'opposé de ce qu'affirme la Bible. Pourquoi cette falsification? La falsification persiste puisqu'ils désobéissent sciemment à ce que dit Dieu dans Exode 20:4, 5: 'Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point." Ne voit-on pas cependant les catholiques embrasser la croix, notamment le vendredi saint? Pourquoi l'Eternel des Armées nous interdit-Il l'utilisation des images? Christ nous en donne la raison: "Dieu est esprit" (Jean 4:24). Vous comprendrez qu'on ne peut représenter un esprit.

Faut-il se servir d'objets (crucifix, eau bénite, chapelet, etc ...) dans le culte rendu à Dieu? Non. Dieu est Esprit, et Ses vrais adorateurs L'adoreront en Esprit et en vérité (Jean 4:24). L'être sur la croix rencontré au cimetière n'était qu'un démon. Son maître, le diable étant expert dans l'art de la substitution, ses serviteurs ne peuvent qu'agir de la même manière. C'est ainsi que de nombreuses choses furent ajoutées à la sainte doctrine, comme l'eau bénite, en l'an 400, la canonisation des "saints" en 995, le célibat obligatoire des prêtres en 1074, etc...

Ancienne Soeur religieuseCe premier contact avec le quartier général terminé, nous avons regagné le couvent, et je rentrai à la maison, où Jean était loin d'imaginer dans quelle nouvelle ornière je m'étais embourbée. Chaque nuit, je m'absentais pour aller au quartier général, dans le but d'apprendre à prier sur les tombeaux, pour qu'ils livrent leur contenu. Ces mêmes prières sont faites aussi par ceux qui dépouillent les tombes. Nos maîtres nous avaient conseillé de n'entrer en contact avec des morts, pour leur remettre certains cadeaux, qu'après les avoir roués de coups.

Il y avait cependant certaines tombes qui ne dévoilaient pas leur contenu et qui ne répondaient pas favorablement à nos prières. Il s'agissait des tombes des véritables enfants de Dieu. Ceux qui répondaient à nos sollicitations étaient des démons qui attendaient la condamnation éternelle. Les esprits des enfants de Dieu ne séjournent pas dans les cimetières ou dans le séjour des morts.

Suite à mes nombreuses visites, je pus comprendre certaines choses. En particulier la provenance véritable de l'eau bénite et de l'huile d'onction utilisées dans le catholicisme. L'huile d'onction n'est autre chose que de la graisse humaine. Après l'avoir désodorisée, on y ajoute un peu d'huile d'olive. Notre chef suprême était le pape du cimetière. Rien ne pouvait se faire avant son apparition et sa fameuse bénédiction. Il n'était différent en rien du pape du Vatican, quant à ses habits et ses différents gestes. Parfois, je me demande s'il ne s'agissait pas de la même personne. A une période donnée de l'année, au printemps, je crois, ce pape bénissait une certaine quantité d'eau que l'on nous distribuait. Nous conservions une partie de cette eau jusqu'aux premières pluies. Nous recueillions alors les eaux des premières pluies pour la mélanger à celle que nous avions conservée, afin de réussir un bon mélange.

Cette eau bénite était réservée aux grandes occasions. On la retrouve rarement dans les bénitiers. Je ne m'expliquais pas certaines choses: J'avais un corps différent lorsque j'étais au cimetière. Cet autre corps n'avait aucune déformation ni malformation quelconque. Mais lorsque je quittais le cimetière, je reprenais mon ancien corps rempli de maladies.

Lorsque j'en fis la remarque à mes supérieurs, ces derniers me firent entendre que c'était là une preuve tangible de mon rétablissement physique certain: 'Tu ne tarderas pas à avoir ce corps nouveau dans le monde physique. Persévère, pour que tu le voies s'accomplir..."

Je ne manquais pas de persévérance! J'étais tellement zélée que je reçus le titre de diaconesse, et, plus tard, celui de médium, ce qui correspond au niveau le plus élevé pour une femme. Parmi les gens que je fréquentais, il y avait des tenanciers de grands débits de boissons. Ils nous demandaient souvent la possibilité d'augmenter leur chiffre d'affaires. Nous leur remettions des esprits servants enfermés dans des bouteilles que nous remplissions d'eau bénite. Nous remettions ces bouteilles aux tenanciers, en ayant soin de leur dire de verser un peu de cette eau à l'entrée de leur débit de boissons, là où passent les clients. Une deuxième partie de l'eau devait être versée à l'intérieur, là où consomment les clients, et la dernière partie devait être versée dans les installations sanitaires, surtout dans les urinoirs.

Les démons enfermés dans les bouteilles étaient ainsi libérés et affectés à trois tâches différentes, selon l'endroit où ils avaient été lâchés. Ceux qui avaient été libérés dans les urinoirs avaient pour mission de "transformer" les urines en boissons consommables. Ainsi, le propriétaire ne devait-il plus acheter les boissons. C'était son avantage. Les esprits à l'intérieur du bar devaient Introduire d'autres esprits dans les consommateurs. Ceux qui avaient été libérés devant la porte s'appelaient les "trompettistes." Au moyen de leurs "trompettes," ils attiraient ou appelaient les buveurs.

Il doit être clair que le diable ne donne rien pour rien. Il se fait payer tout service rendu, aussi minime soit-il. En conservant ainsi leurs stocks de boissons intacts avec le concours des démons dans les urinoirs, tous ces commerçants, en contrepartie, devaient nous remettre 500.000 âmes par semaine. Une fois que cette urine transformée était consommée, toutes sortes de démons pouvaient entrer dans le corps des clients. Satan n'a pas tellement besoin de notre corps physique. C'est de notre esprit qu'il veut s'emparer pour neutraliser notre volonté. Il se sert toutefois de ses démons pour occuper des corps humains, car ces démons ont grandement besoin de notre corps pour s'y manifester. Les impudiques attirent les esprits d'impudicité, et les menteurs les esprits de mensonge, qui viennent habiter en eux.

En ma qualité de médium, J'ai un jour demandé à un démon pourquoi il avait cette préférence pour les boissons alcoolisées. Voici la réponse qu'il me fit : "Si un homme, après avoir bu un ou quatre verres, d'eau, se mettait à zigzaguer sur la route, à faire pipi dans ses habits ou à injurier grossièrement des passants, cela inciterait à la réflexion, parce qu'on ne pourrait pas le soupçonner d'être ivre. Or nous avons besoin d'endormir tout soupçon. De sorte que nos boissons de substitution provoquent des effets qui sont acceptés par les humains. C'est pourquoi nous en profitons."

Ancienne Soeur religieuseEn tant que médium, j'avais le pouvoir de transmettre de la puissance à d'autres. Je pouvais apprendre aux nouveaux venus comment faire des invocations, ou leur montrer tout simplement comment aller au quartier général. Je pouvais réceptionner divers courriers et les expédier à différents points du globe. Je connaissais plusieurs secrets pour tuer des gens, chose que je ne fis jamais. J'étais même en mesure d'envoyer des esprits pour ensorceler tout un quartier.

Malgré ma capacité d'accomplir toutes ces prouesses, une fois que j'étais en dehors du cimetière, je me retrouvais toujours malade et déformée physiquement. Mon but n'était pas de continuer à pratiquer tout ce que je faisais la nuit au cimetière. Je comptais reprendre le cours normal de ma vie. Mais j'étais chaque nuit contrainte d'abandonner la chaleur de ma maison, l'affection de mes enfants et l'amour de mon mari, pour affronter le froid extérieur et me rendre au couvent.

J'abandonne

Après ces longues fréquentations du monde occulte, mon organisme accusa de sérieux signes de faiblesse. Sans que je m'en rende compte, le temps que m'avaient prédit les médecins pour que je meure était dépassé. Mais je me disais que ce n'était que partie remise.

Une nuit, Jean, qui m'avait conseillé d'aller trouver les prêtres, me suivit à mon insu jusqu'au couvent. Il se calma lorsqu'il me vit franchir le portail du couvent, et rebroussa chemin.

De toutes façons, s'il avait attendu, il ne nous aurait pas aperçus. Pour aller du couvent au quartier général, nous étions déjà invisibles. Mais ce calme fut de courte durée, et il commença à me poser des questions précises sur mes fréquentations nocturnes et l'état de ma santé. Je feignis l'indignation, et il se rétracta en me faisant ses excuses: "Tu dois comprendre, Françoise, que nous sommes inquiets chaque fois que tu sors. Supposons qu'un jour tu ne reviennes pas, où irions-nous te chercher?"

Présentée sous cette forme, cette façon de raisonner m'alla tout droit au coeur. Je dis à mon mari qu'il avait raison. Je résolus alors d'arrêter mes visites au cimetière, après en avoir longuement parlé avec mes supérieurs, mais sans tenir compte de leur point de vue, car ma décision était déjà prise.

Je fis part de ma décision au curé. Pour le convaincre de me libérer, j'ajoutai que mon mari menaçait de divorcer si je m'obstinais à déserter encore le lit conjugal chaque nuit.

- Il n'y aura aucune chance de guérison pour toi si tu nous quittes. Je sens que tu devras encore passer par de graves épreuves à l'avenir. Je te conseille de revoir ta décision, et de demeurer encore; quelque temps parmi nous, le temps de conjurer ce, mauvais sort.
- Mon mari devient de plus en plus soupçonneux, mon père. S'il me suivait jusqu'ici, ce serait le divorce. S'il m'abandonnait, ce ne serait tout de même pas toi qui me prendrait en mariage!

Je mis donc fin à ma fréquentation du cimetière et pris congé le plus simplement du monde de la magie secrète de l'Eglise catholique romaine. Je rendis au prêtre tout ce qu'il m'avait remis.

"Si quelqu'un se tourne vers ceux qui évoquent les esprits et les devins, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de mon peuple" (Lévitique 20:6).