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kabondoma
06 Février 2017, 8:51
Huit médias français s’allient à Facebook contre les « fake news »

Comment vérifier qu'une image est authentique ou FAKE

Le réseau social va déployer en France son dispositif de signalement par ses utilisateurs d’une information qu’ils pensent être fausse. Celle-ci pourra ensuite être vérifiée par des médias partenaires, dont « Le Monde ».



Ce dispositif permet aux utilisateurs, grâce à une nouvelle catégorie de signalement, de « faire remonter » une information qu’ils pensent être fausse. Les liens signalés sont rassemblés au sein d’un portail, auquel les médias partenaires ont accès. Ceux-ci peuvent dès lors vérifier ces informations.
Si deux médias partenaires établissent que le contenu signalé est faux et proposent un lien qui en atteste, alors ce contenu apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant que deux « fact-checkers » remettent en cause la véracité de cette information. Quand un utilisateur voudra partager ce contenu, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter.

Comment vérifier qu'une image est authentique ou FAKE

Expérimentation

Comment vérifier qu'une image est authentique ou FAKECe contenu ne pourra pas donner lieu à une exploitation publicitaire sur Facebook. Quant à l’algorithme qui programme la distribution des contenus aux utilisateurs, il « pourra » réduire la circulation du « fake », selon les termes du communiqué de l’entreprise américaine.

En parallèle, une autre plate-forme dont Google est partie prenante, et soutenue par Facebook, a également annoncé son lancement prochain : CrossCheck, au sein du projet First Draft. CrossCheck permettra au public de soumettre des questions et rassemblera les informations fournies par les seize médias français partenaires, dont à nouveau l’AFP, Le Monde, Libération, Franceinfo et France Médias Monde.

LE MONDE ECONOMIE | 06.02.2017 à 06h42 | Par Alexis Delcambre
 
kabondoma
04 Février 2017, 0:21
Le petit génie congolais qui recycle les déchets en objets électroniques.

Vidéo: Génie congolais qui recycle les déchets électroniques

Lampes, chandeliers, circuits électroniques 100 % fabriqués à partir de déchets électroniques... Le jeune Congolais Brackley Cassinga relève chaque jour le défi à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo !

Le projet de Brackley Cassinga est celui ayant récolté le plus de votes au mois de novembre parmi toutes les initiatives relayées au sein de notre rubrique "Les Observateurs s'engagent", consacrée aux initiatives positives, avec 442 votes sur 1289.

Découvrez ce jeune Congolais autodidacte dans la vidéo ci-dessous :





RD CONGO 27/01/2017 observers.france24.com
 
kabondoma
03 Février 2017, 23:13
RDC: Hors de question que le corps ne rentre avant que le nouveau gouvernement issu de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi

Il n'y a toujours pas de programme pour le retour du corps d’Etienne Tshisekedi ou ses obsèques. Mais les annonces autour de cette question se multiplient. Dans un communiqué de la présidence, Joseph Kabila s’est dit profondément touché par la mort de l’opposant historique. Il aurait instruit le gouvernement pour qu’il prenne les dispositions nécessaires en vue de l’organisation des obsèques de concert avec la famille. Mais les choses ne s’annoncent pas aussi simples.

Le gouvernement et l’UDPS ont annoncé chacun de leur côté la mise en place d’une commission en vue d’organiser cet évènement. Le ministre de la Communication, Lambert Mendé, assure qu’une commission gouvernementale présidée par le ministre de l’Intérieur travaille déjà avec la famille.

Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi

L’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, dit avoir mis en place une commission ce vendredi. La première réunion est prévue pour samedi. C’est d’abord l’UDPS qui organise, a dit son porte-parole, assurant que les contacts avec le gouvernement se feraient si nécessaire dans un deuxième temps. Même si, explique une autre source au sein de ce parti, on parle déjà d’une prise de contact « informelle ».



Ce vendredi à Limete, dans le quartier de la permanence du parti et de la résidence de son président, les combattants étaient formels. Hors de question que le corps ne rentre avant que le nouveau gouvernement issu de l’accord de la Saint-Sylvestre ne soit mis en place.



Personne d’autre que le Premier ministre désigné par l’UDPS ne doit recevoir le corps de notre leader, mettaient-ils en garde, promettant des troubles dans le cas contraire.
L’un des porte-parole de la conférence épiscopale avait annoncé que la Cenco suspendait les négociations en vue de la mise en place de ce gouvernement jusqu’à l’enterrement. Mais le présidium n’est pas là et c’est lui qui doit prendre la décision finale, dit le secrétariat de la conférence épiscopale.

Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi

Le peuple se dirige vers la residence d'Etienne Tshisekedi pour pleurer son leader

Une messe devrait avoir lieu à Bruxelles jeudi prochain, a-t-on appris d’une source proche de la famille et les évêques auraient demandé à pouvoir y prendre part. Le retour du corps ne pourrait intervenir qu’au mieux vendredi prochain.



Colette BRAECKMAN à la RTBF Radio parle d'Etienne Etienne Tshisekedi




Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi

La clinique Ste-Elizabeth à Bruxelles où Etienne Tshisekedi est décédé le 1er février 2016.
© REUTERS/Francois Lenoir


Kyungu Wa Kumwanza pleure son compagnon Etienne Tshisekedi


Le peuple exige que Félix Tshisekedi soit nommé 1er ministre avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi



Kyungu Wa Kumwanza, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Marcel Lihau, Kibassa Maliba et Mwando Nsimba



Plainte contre le vice-ministre de l'énergie Willy Mishiki,
Il a affirmé que le président Etienne TSHISEKEDI ne rentrerait pas vivant






Le 1er ministre Badibanga n'a rien dit sur la mort du président Etienne TSHISEKEDI


Son tweet ce 03 fevrier 2017,


Son tweet le 28 janvier 2017,


Ne Muanda Nsemi demande au peuple de chasser Kabila et tous les Rwandais












Par RFI Publié le 03-02-2017
 
kabondoma
03 Février 2017, 13:51
Union africaine : six infos à retenir du sommet.

UA - Passeport panafricain & taxe à l'importation pour financer l’institution


Durée : 01:59 |

Le 28e sommet de l’Union africaine a eu lieu du 30 au 31 janvier 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie). Il a été marqué par l’entrée du Maroc comme 55e pays membre, mais aussi par les élections du Tchadien Moussa Faki Mahamat à la tête de la Commission de l’organisation et d’Alpha Condé comme président en exercice. Les chefs d’Etat présents lors du sommet ont également débattu de la réforme de l’institution et se sont accordés sur l’application de la « taxe Kaberuka », une taxe sur les importations qui permettra de financer l’institution sans dépendre de l’aide financière de l’Occident. Les six informations à retenir de ce sommet en image

Par Laureline Savoye et Emile Costard LE MONDE Le 02.02.2017 à 15h25 •
 
kabondoma
29 Janvier 2017, 4:17
VIDEO: L'explosion d'un popcorn filmée (très) au ralenti

La chaîne YouTube Warped Perception a diffusé le 14 janvier la vidéo d’une explosion de grain de maïs au ralenti. D’abord au rythme de 1 300 images par seconde, puis de 30 000 images par seconde. C’est 1 200 fois plus lent qu’un film classique, qui enregistre 25 images par seconde. Grâce à cette technique, on distingue très précisément la manière dont le grain de maïs se transforme en popcorn.
La chaîne Warped Perception est spécialiste des vidéos en slow motion, procédé qui montre le comportement, au ralenti, d’objets du quotidien.


Durée : 00:44 |

Le Monde.fr avec Reuters | 27.01.2017 à 16h11
 
kabondoma
29 Janvier 2017, 3:23
RD Congo - Six agents de la DGM suspendus pour avoir laissé entrer Ida Sawyer à Goma.

Six agents de la DGM suspendus pour avoir laissé entrer Ida Sawyer à Goma

Vue de la représentation de la Direction nationale de migration (DGM) au poste frontalier d’Ofoo entre la RDC et l’Ouganda le 11/08/2016. Ph. Radio Okapi/Anne HerrmannA Goma (Nord-Kivu), six travailleurs de la Direction générale de migrations (DGM) sont suspendus, depuis une semaine, pour avoir laissé entrer, en date du 13 janvier, Ida Sawyer, chercheuse et directrice pour l’Afrique Centrale de Human Rights Watch (HWR).



Cette dernière avait été déclarée, en août dernier, persona non grata par le gouvernement congolais.



Parmi les personnes suspendues à la DGM, il y a le chef de poste en charge des opérations, le chef de poste-adjoint en charge de l’administration, un officier ainsi qu’un informaticien, qui étaient en poste à la frontière congolo-rwandaise, appelée communément «Grande Barrière».
Sur cette liste noire, il y a également le chef de Division de la police des étrangers.





La Directrice pour l’Afrique Centrale de Human Rigths Watch, disposait d’un visa de séjour de trois mois, à entrées multiples, obtenu le 5 janvier, à l’Ambassade de la RDC en Belgique, selon le communiqué de Human Rights Watch.



Des sources proches de la DGM renseignent que l’un des responsables de la DGM Nord-Kivu, aurait délivré une prise en charge sur base de laquelle, l’Ambassade de la RDC en Belgique a délivré le visa à madame Sawyer.

Six agents de la DGM suspendus pour avoir laissé entrer Ida Sawyer à Goma
Roth, Kabila et Ida Sayer

Et l’informaticien de la DGM serait accusé d’avoir effacé sciemment, «le nom» de la Directrice de Human Rights Watch de la liste «des personnes indésirables» de la base des données de la DGM.

Pour rappel, Ida Sawyer avait été expulsée de Goma, le 20 janvier et escortée jusqu'à la frontière avec le Rwanda. Les autorités congolaises avaient refusé, en août dernier, de renouveler le visas de la chercheuse Ida Sawyer.





par Mambo Publié le ven, 27/01/2017 - 20:25
 
kabondoma
07 Mai 2016, 23:03
KABILA ET LA « MAJORITE PRESIDENTIELLE » SUR LES TRACES DU TANDEM MOBUTU-KENGO ET LEUR M.P « MOUVANCE PRESIDENTIELLE »
Obstruction et sabotage du processus électoral en R.D Congo


http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/mobutu-sese-seko-Leon_Kengo_wa_Dondo-joseph-kabila.jpgMobutu, Kengo et Kabila
Les élections législatives et présidentielles 2016 : manifestement, la Mouvance Présidentielle en R. D Congo n’en veut pas. Et le scénario de la répression violente des manifestations à l’époque où devraient avoir lieu ces élections se met progressivement en place. Exactement comme le firent Mobutu et Kengo de 1991 à 1997, retardant de plusieurs années les élections générales.

La M.P ne supporte aucune manifestation de l’opposition de nature à remettre en cause ses décisions. On l’a vu le 16 février dernier, date anniversaire, depuis 24 ans, des martyrs de la démocratie, massacrés pour avoir réclamé la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine, fermée « avec force » par un certain Nguz a Karl I Bond, Premier Ministre de l’époque, sur ordre d’un certain Mobutu Sese Seko. Ce dernier estimait que la Conférence se jouait de lui en remettant en cause son pouvoir dictatorial sans garde-fous, dans le pays que son inconnu de père lui aurait légué. De même, le 19 janvier 2016, jour anniversaire des massacres opérés en janvier 2015, sur les manifestants s’opposant à la modification de la loi électorale, modification destinée à repousser les élections de 2016, les milices du pouvoir, en uniformes de policiers, étaient postés partout, empêchant marches, offices religieux et manifestations culturelles en rapport avec les événements de janvier 2015.
Là est la manœuvre dictatoriale pure visant à créer dans la population congolaise le syndrome espagnol, autrement dit, le réflexe de la peur.

La deuxième manœuvre relevant de la ruse est d’organiser des campagnes pour la paix à travers le pays, afin de convaincre les Congolaises et Congolais que, quoi qu’il arrive, il ne faut pas se révolter, il faut privilégier la paix. Mais alors que leur paix est en réalité liée au glissement ou report des élections de 2016 qui se met en place, habilement dans le discours, on met ladite paix en rapport avec le Dialogue dont on parle mais dont la tenue est repoussée aux calendes grecques et qui, d’ailleurs, est vidé de tout contenu, puisque le gouvernement PPRD et « sa » CENI continuent de gérer le dossier « élections futures » à leur manière. Et curieusement, pendant qu’on parle de paix, le pouvoir continue de réprimer toute manifestation pacifique et toute voix discordante, alors que c’est « du choc des idées que jaillit la lumière ».

La troisième manœuvre relevant de la ruse est d’avoir chargé, il y a 2 mois la CENI d’organiser une rencontre avec les opérateurs politiques de tous bords, afin de leur prouver que les contraintes administratives (enrôlement de nouveaux majeurs), financières et logistiques, ne permettent pas d’organiser les élections 2016 dans les délais constitutionnels. Tel est le message essentiel de cette rencontre.

La quatrième manœuvre relevant de la ruse est d’organiser chaque mois, caméras à l’appui, et ce, depuis 2016 seulement, la remise au responsable de la CENI, dans une démarche conjointe des Ministres des Finances et du Budget, d’un chèque de $US 18.000.000 = en vue de la Constitution de la réserve pour les élections à venir. En faisant un petit calcul, dix-huit millions USD par mois sur un milliard deux cents millions, cela prendra 67 mois, soit près de 6 ans pour organiser les prochaines élections !
Joseph Kabila est garant de la Constitution, pourquoi n’a-t-il pas organisé cette épargne depuis 2011 pour nous éviter en 2016, l’aventure d’un glissement anticonstitutionnel aux conséquences imprévisibles ? Ses conseillers juridiques ne lui font-ils pas voir qu’il est en train d’aller vers la haute trahison ?

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/NGUZ-KARL-I-BOND-ET-MOBUTU.jpg
Nguz et le Marechal Mobutu


Venons-en aux manœuvres purement politiques :

La première manœuvre est qu’à l’époque de l’Abbé Malu-Malu, ce dernier avait, selon les exigences de la classe politique congolaise et la Communauté internationale, publié un calendrier global des élections à venir. Dans ce calendrier global, l’élection des assemblées provinciales et des sénateurs devait avoir lieu avant la fin de 2015. Les gouverneurs issus de ces assemblées élues allaient être parfaitement légitimes. Craignant de perdre l’emprise qu’elle a aujourd’hui sur le pays à travers les gouverneurs et les assemblées provinciales, la M.P embarqua le pays dans un débat de distraction. Elle souleva le problème de l’élection des assemblées provinciales au suffrage indirect et non direct, faute d’argent. Devant les réactions négatives du peuple, la M.P a mis ce faux débat entre parenthèses.

La deuxième manœuvre est qu’arrivée à l’époque où en 2015, devait avoir lieu l’élection des assemblées provinciales, craignant de perdre son emprise sur le pays et n’ayant rien à offrir pour occuper les esprits des congolais et les distraire, la M.P a décidé de créer des provincettes tribales, sans en avoir tiré toutes les conséquences juridiques, financières, économiques, sans infrastructures routières à l’intérieur. Un vide vertigineux ! S’étant rendue compte du vide de pouvoir à la tête de ces provinces, elle s’est tournée vers « sa » Cour Constitutionnelle. Censée être une cour garante de la Constitution, laquelle constitution est d’interprétation stricte et non laxiste, la Cour Constitutionnelle a rendu un arrêt autorisant la nomination par l’Exécutif des Commissaires spéciaux tenant lieu de gouverneurs. Cet arrêt n’a aucune assise constitutionnelle. Quelle est sa valeur juridique ? Quel crédit accorder à une telle Cour ?

La troisième manœuvre est que, se rendant compte qu’elle ne peut offrir le dialogue promis à cor et à cri, la M.P sort un autre tour de sa manchette, simultanément avec la campagne pour la paix. Elle sort l’idée de l’élection des gouverneurs en mars 2016. Elle communique la liste de ses favoris à la CENI. Elle demande à la CENI d’invalider les indépendants issus de la M.P qui se croient lésés par le choix préférentiel de la M.P. Et la CENI dont le rôle n’est pas de se mêler de ce qui se passe dans les partis politiques prend la décision de les invalider au lieu de les orienter vers les Cours et Tribunaux. Lorsque, mécontents, les indépendants choisissent de déposer leurs plaintes devant les Cours et Tribunaux, Jo Kabila décide de changer les présidents des Cours et Tribunaux sachant que les formalités de remise et reprise prennent du temps et que, vu la contrainte de la date de l’élection, les nouveaux présidents des juridictions n’auront pas le temps d’examiner à fond les plaintes déposées et qu’ils entérineront purement et simplement l’invalidation par des décisions de justice hâtives et parfois scandaleuses. C’est ce qui s’est effectivement passé.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/Nguz-karl-i-bond-mourrant.jpgNguz et Modeste Mutinga

M.P : boîte à manœuvres politiciennes sans fin

Décidément, à entendre Mende à une de ses dernières conférences de presse, le dialogue n’aura pas lieu. Kabila gère son calendrier sans pressions de nature à l’en détourner. Avec la motion de défiance préconisée contre Kengo au Sénat, il se précise qu’il veut un des siens à la tête de cette institution « hors délai » constitutionnel, qui soit juriste pour lui préparer son référendum constitutionnel à l’imitation de Sassou Nguesso. Il oublie que ce dernier est maintenu pour des raisons économiques par « Elf et Total » qui voient en lui le protecteur de leurs intérêts. Il oublie que chez Sassou, il y a quelque temps, le PNB par habitant et par an avait crevé le plafond de quatre mille dollars américains alors qu’en RDC, on était en ce moment-là à peine à deux cents dollars, moins que les quatre cents cinquante dollars de 1960, à l’accession du pays à l’indépendance. Or, aujourd’hui, la gabegie financière a sonné le glas d’une économie basée exclusivement ou presque sur l’exploitation minière des minings douteux dont aucun des contrats soumis à l’examen du parlement sous l’égide de Kamerhe n’avait été trouvé conforme à la législation congolaise. Mais ces minings continuent d’opérer en territoire congolais sans être inquiétés.

En rapport avec cette gabegie financière et la multitude d’impôts de tous genres, les opérateurs économiques trouvent que le climat des affaires au Congo n’y est plus. A cela s’ajoute la chute du prix des minerais sur le marché international et les recettes de l’Etat pour les deux premiers mois de l’année 2016 accusent une perte de 50%. D’où l’affolement du gouvernement, d’où la majoration des tarifs à la Régideso, d’où les 28 mesures pour relever l’économie soumises à la FEC (Fédération des entreprises du Congo) par le gouvernement pour débat et décision.

Mobutu à table avec Kengo


Tout présage une année 2016 très, très difficile comme en témoigne l’ascenseur pris par le cours de change. Dans ces conditions, la campagne pour la paix ne suffira probablement pas à arrêter des masses populaires affamées, car « ventre affamé n’a point d’oreilles ». Pour nous, la question est de savoir quel modèle économique l’Occident s’acharne à imposer en RDC : d’une économie libérale sauvage ? Là, on victimise bêtement la population en l’appauvrissant et on enrichit bêtement les vassaux cupides et insatiables qui sont au pouvoir. Ainsi, tant qu’on ne se sera pas attaqué aux causes de la débâcle économique du Congo, à savoir, les pillages orchestrés par la mafia politico-financière de l’Orient et de l’Occident qui verrouille l’espace politique pour le réserver à leurs vassaux ainsi que la boulimie et la corruption clientéliste des vassaux de l’Occident au pouvoir, toute tentative de redressement de l’économie congolaise sera vouée à l’échec. L’armée, la police et les services de sécurité ne seront jamais républicains, mais des instruments de protection des saboteurs de l’Etat congolais. Mais en même temps, les fonctionnaires qui galèrent ; les jeunes désœuvrés, lettrés et non-lettrés, qui galèrent ; des jeunes filles qui prennent de l’âge sans maris, les jeunes gens ne pouvant assurer financièrement la charge familiale, ni la dot indexée sur l’inflation, tout cela représente une bombe à retardement. Et cela dure depuis l’esclavage du XVIème siècle. Le Congo n’a jamais pu être un pays NORMAL. Son destin a toujours été violenté.

http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngCONTINUER A LA PAGE 2
 
kabondoma
07 Mai 2016, 22:57
Nous en profitons pour interpeller notre peuple.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/KENGO-Joseph-Kabila-aubin-minaku.jpgAubin Minaku, Kabila et Kengo

Pendant combien de temps allez-vous être naïfs et applaudir des gens qui vous seront nuisibles demain ?

A la recherche d’un carnet d’adresses

Par deux fois durant ces deux dernières années 2014 – 2015, quelques membres de ce qu’il est convenu d’appeler « Opposition congolaise », connue pour ses mouvements de ping-pong, avaient fait le voyage des Etats-Unis d’Amérique sous prétexte d’avoir été invités par la Maison Blanche. Investigations faites, la vigilante Diaspora congolaise aux Etats-Unis a découvert que ces politiciens congolais fréquentaient Herman Cohen, républicain qui n’est plus aux Affaires aux Etats-Unis, et constitueraient son lobby en terre congolaise. Si cela s’avérait exact, la question sera de savoir comment nous, Congolais, nous analysons les problèmes du monde et quelles sont nos stratégies pour protéger les intérêts du Congo. Car, il est de notoriété publique qu’Herman Cohen fut l’un des soutiens les plus inconditionnels de Mobutu et fut ainsi un fossoyeur de l’existence même du Congo comme Etat. Comme l’homme blanc ne se renie qu’en apparence, Herman Cohen avoua vers 1992 que ce qui comptait pour ceux, c’était d’avoir Mobutu comme rempart contre le communisme en Afrique et non les droits de l’homme. L’intérêt qu’il pourrait porter au Congo aujourd’hui, c’est de voir le Congo continuer d’être un non-Etat par sa faiblesse politique et se disloquer politiquement en micro-Etats faciles à dominer.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/US-Assistant-Secretary-of-State-for-African-Affairs-Herman-Cohen.jpg
Herman Cohen

Allons-nous verser dans ce type de turpitudes au XXIème siècle quand les Etats-Unis eux-mêmes sont incapables depuis 500 ans de résoudre positivement la question noire chez eux ? L’héritage du racisme y empêche des solutions viables à long terme. Nous semblons oublier que le monde occidental se sert de la politique pour arriver à jouir des avantages économiques. C’est ainsi qu’Horace Gray, un vieil économiste américain original, a parlé en ces termes du pouvoir de grandes sociétés multinationales de notre époque : « Le nouveau mercantilisme d’aujourd’hui dépasse par son ampleur, par sa diversité et par son ingéniosité les pratiques des rois d’Angleterre aux temps des Tudor et des Stuart ou celles des autocraties européennes des XVIè, XVIIè et début XVIIIè siècles ».

En effet, on assiste aujourd’hui en occident à l’union progressive du pouvoir politique et du pouvoir économique, le pouvoir politique étant d’ailleurs au service du pouvoir économique. On est là plongé dans le libéralisme économique le plus débridé, parade contre les prétentions à la souveraineté des Etats dits indépendants d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. C’est ainsi que dans ces pays, on a tout un arsenal législatif donnant des avantages inouïs à des trusts réels ou d’écran : tarifs de faveur, exemption d’impôts, procédures d’accumulation des valeurs, garantie des profits, contrats de recherche…Et tout cela, fait-on croire aux gens, pour améliorer le climat des affaires et attirer des investisseurs alors que ceux-ci, ingénieux, cherchent à maximiser leurs profits et que nous-mêmes nous plombons notre économie par des détournements.

Or, les peuples de tous les pays du monde ont des besoins auxquels leurs élites doivent trouver des solutions appropriées. Et c’est dans la mesure où les réponses aux besoins sont efficaces que le mariage entre peuple et ses élites se consolide. Ainsi, la société nationale peut se construire et s’organiser autour d’un axe fondamental.

  • Historiquement, en occident, l’axe fondamental fut d’abord la propriété et la terre. La terre – le droit du sol – est importante en occident ; la terre congolaise l’est-elle aussi pour nous ?
  • Dans la société industrielle : l’axe fondamental (XIXè) fut : les machines, la place des hommes dans l’industrie, les marchés…Et tout cela, sans renier la propriété et la terre ;
  • Dans les sociétés post-industrielles (Occident) : l’axe fondamental est : les talents et les innovations. On fait travailler l’intelligence ; on ne se distrait pas dans des problèmes des sociétés banales où on ne respecte ni la constitution, ni la parole donnée.

Quel est donc le mythe social congolais ? Quel est son axe fondamental ?


Plus par le fait des événements nous imposés de l’extérieur que par responsabilité interne collective et consciente, la cohésion nationale battue en brèche par des infiltrés étrangers et les agents de la Cinquième colonne, le Congo est passé d’un Etat à l’indépendance à une « société-nation » grâce à des bouleversements sociaux qui nous ont été imposés dans le but de balkaniser le pays et de piller nos richesses. Avec la balkanisation économique de CAMI, les fossoyeurs de l’unité du Congo ont un début de réussite.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/Territoriale-elections-des-gouverneurs-en-rdc.pngAvec la Constitution liégeoise de Louis Michel, le Congo vient de basculer de la société-Nation à une multitude de micro-Etats « communaux » que sont nos 26 provinces tribales. Et chaque communauté provinciale, désormais homogène, va rêver de l’affirmation de ses intérêts et de ses droits. Et il y a là risque de voir émerger des forces centrifuges. La question, en effet, est de savoir si nous serons capables de maîtriser ces forces centrifuges, nous qui, jusqu’ici, avons été incapables d’assurer la protection de nos 7.000 km de frontières avec nos voisins ou si nous avons créé brutalement ces 26 provinces à viabilité douteuse, simplement pour laisser notre nom dans l’histoire du Congo. Si cette deuxième hypothèse se vérifie, alors nous avons agi avec légèreté.
Des études montrent que des Etats communaux qui ont réussi sont de petits Etats comme la Suisse où les consultations du souverain primaire sont nombreuses et financièrement faciles à organiser, permettant ainsi le fonctionnement de la démocratie directe.

Eventuels candidats à la présidence de la République en 2016 en RDC

1. Bemba Jean-Pierre ; Le 21 mars 2016, il y a eu le verdict de condamnation. Il y a eu aussi appel. En cas de libération en appel, ses partisans, anciens et nouveaux vont faire la fête. Après la fête, les calculs pour la prochaine présidentielle, on va le présenter comme victime de la folie de Kabila et de l’Occident.

Bemba a-t-il un bilan politique ?

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/jean-pierre-bemba.jpg
Jean-Pierre Bemba

  • Pendant les années de guerre en 1998, il a été le congolais au service de l’Ouganda.
  • En avril 2002, il était aux côtés de Kabila pour former un gouvernement de la partie Ouest du pays, l’Est étant aux mains du Rwanda, se cachant derrière le RCD Goma, mouvement à la solde du Rwanda.
  • Dans le 1 + 4, le budget alloué à son département connut un dépassement de 600%. Avec lui, quel sera le sort des finances du pays ?
  • Chez Comcell, les employés en fin de service n’ont jamais touché leur décompte final alors que durant ses fonctions de Vice-Président de la République, il avait reçu le paiement par l’Etat congolais de la créance Comcell dûment certifiée par les deux parties à plus ou moins 5 millions de $US. Cette somme était largement suffisante pour régler le décompte final des agents estimé à seulement 3 millions $US.
  • Elu président de la République en 2006, il a préféré vendre son pouvoir à Kabila sous pression occidentale (52 à 53% selon Radio Vatican et Radio suisse). Voilà un candidat naïf, qui a cru qu’en acceptant les ruses de l’Occident, son avenir politique allait être garanti. Il s’est rendu compte tardivement et à son corps défendant, que l’Occident s’est arrangé avec Kabila pour l’envoyer à la CPI pour une affaire floue de Centrafrique où l’auteur principal qu’est l’ancien président de la République n’a pas été inquiété. Et, en cours de procès, l’Occident en profite pour lui coller une autre accusation d’obstruction à la justice. L’argent touché en échange de la vente du pouvoir à Kabila, il risque de le vomir totalement, des « procès-fleuve » de ce type étant très coûteux.
    On rapporte qu’au moment de la guerre de 1998, Bemba avait réussi à convaincre Maman Bobi La Dawa qu’il fallait prendre l’argent stocké à Gbadolite pour récupérer le pouvoir Bangala pris par Kabila. Maman Bobi aurait accepté la proposition. Entretemps, Bemba aurait instruit ses troupes qu’au moment où l’on ouvrirait le coffre, ses troupes devaient tirer une salve de coups de mortier pour effrayer Maman Bobi, la faire évacuer rapidement de là en lui disant que ces coups de mortier venaient des militaires de Kabila et ainsi, dans la précipitation, elle ne songerait plus à fermer le coffre et lui, Bemba, allait se servir à son aise. Il semble que c’est ce qui s’est passé. Si les choses se sont ainsi passées, qu’a fait cet homme de tout l’argent pris chez les Mobutu ? Avec Bemba, on peut se demander si l’économie et les finances du Congo peuvent se relever et s’il peut y avoir une justice distributive se traduisant par des salaires dignes des êtres humains natifs du Congo.



http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-left.png http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngCONTINUER A LA PAGE 3
 
kabondoma
07 Mai 2016, 22:56
http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/moise-katumbi-la-marque-de-la-bete.jpg2. Moïse Katumbi : Désigné le 30/03/2016 candidat du G7 qui s’est positionné dans l’opposition multiforme du Congo, blanchisserie pour ceux qui étaient à la mangeoire nationale et qui sont en quête d’une nouvelle virginité politique, par conviction ou par opportunisme. Mais le problème de sa candidature est qu’une condition constitutionnelle essentielle pour être Président de la République en R.D.C, exige qu’il faille être congolais de père et de mère. Or, selon ce qui se raconte, il serait de mère congolaise et de père étranger. Et l’essentiel de ses activités économiques est en Zambie ( !!!) où il donne de l’emploi aux Zambiens et paie sa fiscalité enrichissant la Zambie.

  • A son arrivée à son poste de Gouverneur du Katanga, il avait dénoncé l’évacuation des minerais du Katanga frauduleusement vers la Tanzanie. Et cela causait à la RDC un manque à gagner de $US 48 millions par mois. Il semble qu’on lui a imposé silence.
  • On l’accuse d’avoir coupé des arbres de la savane Katangaise entre Lubumbashi et Likasi pour du charbon de bois vendu en Afrique australe.
  • On rapporte qu’en 2007, il a fait ériger deux morgues à l’hôpital général de Lubumbashi (Hôpital Sendwe en l’occurrence) et donné à cet hôpital un corbillard. Ces deux cadeaux portent l’inscription « Don de Moïse ». Mais, en même temps, cet hôpital était privé d’eau, paraît-il, depuis 4 ans en 2007, de sorte que pour aller se soulager, les malades devaient passer à gué une montagne d’excréments derrière l’hôpital. L’évacuation de ces excréments et l’approvisionnement de l’hôpital en eau, voilà les deux dons prioritaires qu’il aurait dû faire à cet hôpital.
  • On lui reproche d’avoir construit un beau stade de football à Lubumbashi, d’avoir laissé le Collège Saint François, juste en face de l’entrée du Stade dans un état de délabrement avancé. Oui, avec Mazembe, les résultats sont là. Mais les gens pensent que les moyens financiers de Mazembe ne sont ni de sa poche ni dus à la vente de billets, mais doivent provenir des caisses de la Province. Et alors, Mazembe lui servirait de couverture pour l’avancement de ses affaires propres.
  • Martelli en Haïti avait pensé qu’être un artiste de renommée internationale pouvait faire de lui un grand président de la République, il a déchanté en un seul mandat de pouvoir.
  • Les Américains ont jeté leur dévolu sur Moïse pour la succession de Kabila. Vont-ils venir voter au Congo ou vont-ils toujours faire des holdups électoraux et imposer leur candidat comme ils l’ont fait depuis Mobutu alors que la guerre froide est terminée depuis longtemps ?




3. Mais on sait qu’à cause d’une classe politique généralement quelconque, le Congo n’est toujours pas devenu un « pays normal ». C’est donc un pays qui est délibérément transformé en l’un des ventres mous de l’Afrique. Ainsi, la violation de la Constitution, là où elle gêne certains intérêts est considérée comme un acte de noblesse, que des parlementaires avalisent moyennant des dessous des tables. La protection judiciaire dernier rempart aux turpitudes dans un Etat privatisé, succombe aussi au charme des espèces sonnantes et trébuchantes, hélas !! Et le discours dominant de justification des absurdités quotidiennes dans la gestion de l’Etat se résume à ce qu’on peut appeler « reductio ad absurdum », à des non-sens. C’est ainsi que le flou règne au Congo quant à la nationalité des gestionnaires de l’Etat depuis le règne de Mobutu jusqu’aujourd’hui, on connaît le cas notamment de l’éminence grise Barthélémy Bisengimana Rwema et d’autres rwandais se disant de Goma ou d’Idwi… On sait, en tout cas, que les élections de 2006 ont mis en lumière cet état de la question. En 2006, les réactions ont été unanimes en Occident comme en Afrique pour reconnaître qu’au sommet de l’Etat congolais, il y avait trois étrangers qui se faisaient passer pour des congolais :

1° A la présidence de la République : Kanambe Hippolyte sous le nom d’emprunt de Kabila Joseph ;
Kadogo majeur hier, sans un rond, est devenu le « raïs » 100% pendant près de 16 ans. Avec lui, le pays est aujourd’hui classé 186è/187 parmi les derniers au monde en indice de développement humain (IDH en sigle) :c’est-à-dire, en bien-être de la population : 200 $US par an du PNB par habitant contre plus de 4.000 $US de PNB par an et par habitant au Congo Brazza en 2010. Il n’a plus de discours pour mentir au peuple qui d’ailleurs, ne l’a jamais élu. Avec Kabila, le discours dominant est celui des violences partout depuis 15 ans, violant ainsi le serment de servir le Congo et son peuple dans la paix. Seule la CPI ne voit pas ces violences.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/May/vital-kamerhe-et-joseph-kabila.jpgVital kamerhe et joseph kabila
2° A la présidence de l’Assemblée Nationale : Kamerhe Vital. Celui-ci a terminé ses études à l’Université de Kinshasa en 1987 avec un diplôme portant le prénom de « Vital » à une époque où les prénoms chrétiens étaient proscrits par le pouvoir en place. Sommé, au cours de ses deux récents voyages en Amérique, de décliner sa véritable nationalité, il a essayé de distraire ses interlocuteurs en disant : « Voilà le type des questions qui ne font pas avancer notre pays ». Sur insistance de la Diaspora congolaise en Amérique, il finit par répondre de manière à suggérer qu’il est rwandais. Comment notre Cour Suprême avait-elle validé son ticket comme candidat à la présidence de la République en 2011 ? De même pour Joseph Kabila ou celui qu’on nomme tel, mais qui signe « Hippolyte Kanambe ». On rapporte que Kamerhe est marié à une des filles de Dieudonné Boji du Kivu. Il n’est pas congolais pour autant. Il parle les quatre langues nationales. Ok. Il s’agit là d’un stratagème pour se faire adopter par les Congolais. Mais il ne devient pas Congolais pour autant. Ill semble avoir fait propager le bruit qu’il a une mère « mushi » de Bukavu. Si son père est rwandais, il ne peut pas postuler au poste de président de la République. Qui lui aurait fabriqué des papiers le reconnaissant congolais ? Nous espérons qu’un jour la vérité sera connue et que notre justice fera son travail. Il a même un parti politique où des intellectuels congolais se bousculent pour des postes, légitimant sa condition de faussaire !

3° A la présidence du Sénat : Léon Lobitch, né à Kigali en avril ( ?) 1935, d’un père belge d’origine polonaise, magistrat des Parquets, et d’une mère rwandaise Tutsi qui convolera en secondes noces avec un militaire congolais de la tribu Nguandi du Nord-Ubangui selon ceux qui ont mené de sérieuses enquêtes. A la débaptisation des noms étrangers à la suite de la querelle entre Mobutu et le Cardinal Malula vers 1973, il deviendra « Kengo wa Dondo » pour honorer sans doute la famille de son père adoptif et ses petits frères et petites sœurs s’il en a eu qui, eux, seraient congolais. Mais il semble que ses propres enfants sont belges. A la question de savoir ce qu’il cherchait au Congo alors qu’il est belge, il avait répondu selon un journal belge vers 1998 : « On avait besoin des techniciens au Congo, c’est ainsi que j’y ai fait ma carrière comme technicien (…) ». Il revient au Congo après 2000, se présente à nouveau comme congolais, on le nomme président du Sénat et on le désigne même candidat à la présidence de la République en 2011. Il fonde un parti politique où il y a même de grands intellectuels congolais, légitimant sa condition de « faussaire ».

Par rapport à ces trois cas, les juristes congolais devraient nous expliquer ce qu’on entend par faussaire en droit pénal congolais. Ô Congo, mon pays, jusqu’à quand seras-tu ainsi ridiculisé ? Nous avons intitulé ce passage : « Eventuels candidats à la Présidence de la République ». Pour nous, ce problème devrait trouver son dénouement dans cette question : Etant donné la situation du pays, quel est le Congolais qui a le meilleur profil pour exercer les fonctions de Président de la République à cette époque de l’histoire du Congo ?

http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-left.png http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngCONTINUER A LA PAGE 4
 
kabondoma
07 Mai 2016, 22:55
4. Etienne Tshisekedi

  • Pour Monsieur et Madame Clinton, il faut renouveler la classe politique africaine. Tous ceux qui ont été au pouvoir jusque dans les années 1970, il faut les envoyer au repos.
    http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/etienne-tshisekedi-gros-plan.jpg
    Etienne Tshisekedi

    Conclusion : Puisque Tshisekedi est de cette génération-là, il faut systématiquement l’écarter. Mais est-ce la seule raison ?
    Passant du projet à l’acte, ils ont fait partir Mobutu ; puis, en 2011, Madame Clinton Hilary a imposé Kabila, non élu à la place de Tshisekedi, le communiqué du Département d’Etat provenant de la porte-parole Mary Numland début 2012 est là pour l’attester.
    Ainsi, l’Occident qui condamne Moscou, Pékin et le Caire de ne pas respecter les droits de l’homme, les viole quotidiennement en imposant qui il veut au pouvoir en Afrique dans une mafia politico-financière et attise des conflits dans le monde inutilement, appuie un régime israélien qui sabote les droits des Palestiniens et les résolutions des Nations-Unies et n’apprend rien de ses erreurs manifestes. Cette situation durera le temps qu’elle devra durer, mais elle aura une fin.
  • A son actif, Tshisekedi a une vaste expérience du pouvoir et de l’opposition pour avoir été plusieurs fois ministre et premier ministre, ambassadeur, député, vice-président du parlement, opposant, relégué durant des années à l’intérieur, élu président de la République et empêché de gouverner. A son actif aussi : en politique, il y a la parole et l’honneur. Il a été victime de cette conviction : les démocrates de l’Occident ont en 2006 et 2011 remplacé les élus par un non-élu.


  • Problème
    • Le pays n’a plus d’armée depuis la révocation par Lumumba du général Janssens et des officiers belges pour les remplacer par un homme sans discipline, capricieux, hypocrite et saboteur de l’Etat, en Mobutu Joseph. Peut-il réussir à former une armée républicaine ? Va-t-il oublier les Maï-Maï, qui comptent parmi les plus grands nationalistes congolais que les amis du Rwanda s’étaient empressés de diaboliser et de qualifier de forces négatives à détruire ? Kabila fait disparaître des officiers congolais efficaces de l’armée et ne veut pas d’une armée professionnelle vivant dans la hantise d’un putsch, tenant à conserver son pouvoir.
    • Peut-il rapidement réorganiser les services de sécurité ?
    • Peut-il s’attaquer efficacement à la question de la nationalité congolaise ? Nous avons eu des belges : ils sont partis. Nous avons eu des angolais : ils sont partis. Les rwandais : en 1934, les Belges voulaient acheter 34.000 ha des terres Hunde pour créer un îlot rwandais au Congo, l’opération échoua. Mobutu qui, soit n’avait aucune vision de l’Etat, soit voulait saboter le pays, a pris curieusement Bisengimana comme Directeur de Cabinet, simplement puisqu’il ne pouvait envier son trône. Merci au professeur Vunduawe Te Pemako pour avoir remis à plat les naturalisations collectives abusives dont se prévalent certains opportunistes rwandais, notamment sur l’île d’Idjwi. La nationalité congolaise revêtue par les Rwandais relève de l’opportunisme et non de la volonté de servir le Congo et de s’intégrer. C’est pour cette raison qu’ils réclament un territoire à eux et la révision des frontières. La Chine et le Japon sont en guerre à cause de cela : les prétentions territoriales non de la Chine, mais du Japon à l’égard de la Chine, de la Corée et de la Russie sont jugées inacceptables par ces derniers.
      La question rwandaise a pour avocats Aldo Ajello, Sarkozy et l’UE silencieuse en apparence. Elle est donc sérieuse. Il faut y mettre fin de manière radicale et rapide. L’Occident évoque la croissance démographique du Rwanda pour exiger du Congo la cession de ses terres. Et pourquoi pas l’Ouganda ? Au Rwanda, 300 habitants au km² ; à Malte, plus de 1.000 habitants au km². Pourquoi la France ou l’Italie d’Aldo Ajello ne cèdent-elles pas une portion de leurs terres aux Maltais ? Les raisons de l’exigence de l’Europe en faveur du Rwanda visent la disparition de la grandeur et de l’Etat Congolais.

      Si la population, consultée, décide de garder les 26 provinces de la Constitution, car on ne peut les effacer d’un trait de plume idéologique, il faudra des référendums pour des populations prestataires. Il faudra un sérieux aménagement du territoire en rétablissant des routes intérieures de façon à relier le pays par terre, par fleuve et par air. Comme cela, on évitera des forces centrifuges.

Question à ces prétendants au trône

Quel modèle d’économie pour le pays ?


L’actuel, du FMI, avec 8 milliards de dollars, budget de deux villes moyennes en Europe, et qui ne pourra jamais relancer l’économie du pays, mais qui est là pour l’enrichissement et les jeux de la politicaillerie congolaise. Le modèle de troc de la Chine avec le Congo ? Mais l’Etat a besoin des finances pour fonctionner, d’où viendront-elles ?
Le modèle américain de gros salaires aux travailleurs pour favoriser la consommation intérieure qui permet à la production d’être soutenue et l’épargne intérieure de se constituer ?
Le modèle japonais des origines, faisant la distinction entre les villes et les campagnes. Dans les villes, on favorise l’industrialisation et des innovations technologiques soutenues par de lourds budgets et la recherche fondamentale et de développement. Dans les campagnes, on favorise une agriculture intensive, moins de feux de brousse, sauvegarde de la forêt, la pêche et de petites industries de transformation de produits agricoles, de pêche et d’élevage (boîtes de sardines…). Tout cela exigeant discipline personnelle et collective, amour d’un travail bien fait et une épargne intérieure intense.

Pour réussir au Congo,

    1) Il faut que les élites mettent fin à l’embourgeoisement par la corruption et à l’obscurantisme des régimes qui ont tenu le Congo dans les ténèbres depuis 50 ans, en instrumentalisant le tribalisme pour diviser, l’infiltration étrangère pour saboter la cohésion nationale ;
    2) Embourgeoisement d’un petit nombre prenant en otage tout un peuple, jetant celui-ci dans la pauvreté, l’angoisse et la désespérance qui ont fait exploser les mouvements religieux au Congo, lesquels mouvements constituent le lit du pouvoir en place. Il n’est que de se rappeler dans quelles conditions Nangaa a été désigné président de la CENI et les actuelles campagnes de Paix destinées à renforcer l’apathie du peuple congolais.
      1) Il faut la maîtrise du patrimoine foncier congolais
      2) Il faut la maîtrise de la nationalité congolaise ;
      3) Il faut la maîtrise de l’économie congolaise


Terminons par une anecdote : interrogé sur les faveurs financières que le pouvoir prodigue aux Eglises de Réveil, l’Evêque Mukuna répond : « Les Evêques catholiques en reçoivent (à vérifier), pourquoi pas nous qui vivons des dons ? Quel est notre péché ? ». Et alors, le peuple qui ne sait à quel saint se vouer ?



Le 11/04/2016
MUAKA MATADI


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kabondoma
28 Avril 2016, 18:57
« Ô peuple ardent, par les labeurs,
Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant,
Dans la paix…

Hymne National de la RDC


Serment non tenu. Pour quelles raisons

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/john-kerry-joseph-kabila.JPGJohn Kerry, Joseph Kabila, Edem Kodjo et Moise Katumbi

Edem Kodjo, le facilitateur désigné par l’UA, coopté aussi, semble-t-il, par les Nations-Unies, a défini le format de la Commission préparatoire du dialogue : 12 délégués pour la Majorité Présidentielle, 12 pour l’opposition politique, 6 pour la société civile. Tous, au chevet de l’éternel moribond qu’est le Congo.
Il s’agit ici du format de la Commission Préparatoire. Quant au dialogue lui-même, il sera inclusif selon le vœu des Nations-Unies. Car il s’agit essentiellement d’une crise d’hommes, de la qualité médiocre de la majeure partie des opérateurs politiques. Le peuple n’est plus dupe.
Mais déjà, autour de la Commission préparatoire ainsi définie se posent deux problèmes :

  • Le premier problème est que la Société civile si multiforme, dont on se demande si certaines plateformes ne sont pas inféodées à certains partis politiques, demande un quota de 12 délégués. Ce quota répondrait sans doute mieux à sa diversité et ses sensibilités.
  • Le deuxième problème est que, selon les chuchotements, l’UDPS réclamerait tout le quota de l’opposition pour répartir les 12 délégués entre elle et ceux qu’elle juge habités par l’idéal du changement qualitatif de la situation du Congo.


D’aucuns pourraient se scandaliser de cette démarche de l’UDPS. Mais de l’avis des observateurs avertis, le problème des problèmes au Congo, c’est la médiocre qualité et l’opportunisme des opérateurs politiques capables, au gré des facilités dont ils peuvent bénéficier, de jouer tous les rôles de la « Comédie Humaine » d’Honoré de Balzac dont les personnages n’ont que deux passions : nouer toutes sortes d’alliances, même les plus contradictoires, et l’argent, sans souci pour les intérêts du Congo et de son peuple.

On raconte d’ailleurs que le gestionnaire français de la société Transco, société de Transport en commun, aurait été remercié par le premier ministre pour le remplacer, semble-t-il, par un proche à lui. C’est cela aussi le Congo. En effet, la classe politique actuelle est majoritairement le fruit de la politique de « rigueur » ou d’austérité imposée au pays, à travers le Programme d’Ajustement structurel mis en place par le tandem Mobutu – Kengo, d’ordre du FMI, comme remède à l’insolvabilité du Zaïre, après qu’ils aient mis le pays financièrement à genoux par leur gabegie financière. Ce programme provoqua, dès 1987, le dégraissement de la Fonction Publique en personnel. Parallèlement à ce programme, on testa également l’application du libéralisme débridé de la mondialisation économique qui impacta négativement l’économie du Congo sur 3 points :

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/ELECTION-EN-RDC.jpg
  • Le premier point : c’est le dégraissement des sociétés privées et du Portefeuille en personnel, avec tentative, réussie sous Joseph Kabila aujourd’hui, de privatiser les sociétés du Portefeuille, par euphémisme qualifiées de « sociétés commerciales » ;
  • Le deuxième point : la fermeture des sociétés comme le Groupe Unilever, la Sominki et la mise en veilleuse de la Gécamines, de la SNCC et de l’OKIMO, de l’ONATRA et de la MIBA, entre autres, toutes vaches à lait du pouvoir depuis Mobutu ;
  • Le troisième point : la réclamation par des banques créancières américaines des sociétés du Portefeuille comme compensation des dettes contractées par le Zaïre et non payées. La privatisation tardive vient d’avoir lieu, sous Joseph Kabila, sous forme de « sociétés commerciales ».
    La guerre de razzia de 1996 à 2016, sous diverses formes, a sonné le glas de l’économie du Congo, lequel est soumis à des pillages systématiques aujourd’hui. Ainsi, le Congo justifie amplement le qualificatif de « laboratoire du monde » qui lui est collé.


Aujourd’hui, l’unique employeur sûr pour tous les cadres éjectés de la Fonction Publique, de la Magistrature, du Portefeuille, des diplômés d’université et instituts supérieurs, est désormais la Politique. Ils y entrent massivement sans vocation politique nécessairement, mais pour les besoins du ventre. Piéton le matin, Ministre ou mandataire de l’Etat l’après-midi, logé et véhiculé, ne payant ni eau ni courant électrique, grâce à la magie de l’ordonnance présidentielle.
Décidément, la politique au Congo nourrit bien son bonhomme. Mais quelle politique !

La conséquence en est qu’aujourd’hui, formatés par le système Mobutu, coulés dans le moule Kanambe Hippolyte entouré de mobutistes, deux valets de l’occident impérialiste et boulimique, beaucoup de nos opérateurs politiques, à la recherche d’un carnet d’adresses et de position sociale dominante, sont devenus la bouche des multinationales et des flibustiers de la haute finance internationale plutôt que du peuple qu’ils sont censés représenter ; de sorte qu’il n’y a aucune préoccupation pour des intérêts congolais. On croirait avoir à faire à une association de malfaiteurs complotant contre le pays. Et chaque blanc ou asiatique vivant au Congo a ses petits policiers et politiciens nègres pour le protéger contre des congolais réclamant leurs droits.
Il s’avère ainsi que la médiocrité de la majeure partie de notre classe politique, clientéliste, rentière et prédatrice, n’est que trop évidente.
A cause de cela, les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (C.N.S) n’ont pu être traduites dans les faits au cours de la dernière décade du XXè siècle.
A cause de cela, le Dialogue Intercongolais (D.I.C) en Afrique du Sud connut un déroulement de kermesse tellement enfantin :

  • que le facilitateur, Ketumile Masiré, au courant du complot d’anéantissement du Congo, fut scandalisé par la légèreté inexplicable de la majeure partie des délégués congolais ;
  • que ce type de comportement mesquin conduisit à la mise en place du schéma imposé par le soi-disant Comité International d’Accompagnement de la Transition, C.I.A.T en sigle, en réalité


http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngPROCEDER A LA PAGE 2
 
kabondoma
28 Avril 2016, 18:57
  • « Comité de tutelle du Congo », afin de récompenser les belligérants novices en politique et malléables, qui venaient de permettre à l’Occident de recoloniser le Congo par procuration et d’empêcher la divulgation du complot de balkanisation du pays ;
  • que ce type de comportement fit du Congo la risée de l’Afrique et du monde, depuis le début de ce XXIè siècle ;
  • que le prétendu Etat congolais demeure politiquement faible, jusqu’aujourd’hui.


http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/elections_rdc_ballot-box.jpgA cause de cela, les élections organisées en 2006 et 2011 n’étaient qu’une formalité pour légitimer une équipe de dirigeants choisis d’avance par l’Occident et imposés sous prétexte d’avoir financé les prétendues élections.

Ainsi, le Congo continue d’être une colonie occidentale déguisée en Etat souverain et dont le destin est continuellement violenté.
Avec de tels opportunistes au dialogue, il n’en sortira rien de bon. Opportunistes, ils le sont, car ils ne vont vers la population que lors des élections, pour des promesses mensongères. Et généralement, à l’approche des élections, ils quittent la mangeoire nationale pour se rapprocher de l’opposition, afin de se faire une nouvelle virginité politique. L’UDI de Kengo et Tambwe Mwamba ainsi que l’UFERI de Nguz avaient fait de même à l’USORAL vers 1990. Leur virginité politique reconquise, ils avaient rejoint le camp mobutiste pour s’asseoir à nouveau à la mangeoire nationale, toute honte bue. En quel Etat avaient-ils abandonné les pays ? Qu’on essaie de s’en souvenir !!

Il y a aussi une catégorie des politiciens non à la hauteur des enjeux et qui ne vont là que pour toucher des « per diem ». Avec eux aussi, on ne peut espérer un dialogue fructueux.

Il y a enfin des « trouble-fêtes », surtout parmi des infiltrés étrangers aux agendas cachés. On l’a vu lorsqu’il s’est posé, en 2011, le problème d’une candidature unique de l’opposition pour contrecarrer Kabila. Le groupe de l’hôtel Sultani éclata en une dizaine de candidatures passablement fantaisistes. La dispersion des voix pour des candidats sous le label de l’opposition était voulue pour favoriser la candidature de Kabila. Il n’en fut rien. On recourut même à la fabrication de faux bulletins de vote en Afrique du Sud avec la complicité du fameux Zuma, l’homme qui a terni l’image de l’A.N.C en Afrique du Sud. En vain. Et si Kabila est là aujourd’hui, c’est parce qu’il était le choix de l’Occident, élections ou pas. C’est probablement pour cette raison que ceux qui l’ont imposé hier, s’impliquent aujourd’hui activement pour son départ.

Résultat de l’imbécilisation du Congo :

Celui-ci est devenu un NON-ETAT, sans armée fiable, sans police intègre, sans administration efficace, sans justice indépendante, sans classe politique responsable et digne de la confiance du peuple, sans chefs traditionnels au milieu du village, les frontières du pays remises en cause à l’Est et au Sud-Ouest. Un NON-ETAT soumis enfin à des détournements des deniers publics, à des crimes économiques incroyables et à une insécurité récurrente. Les politiciens ? Une bande de commerçants affairistes !!!

Malgré ce constat sans appel, qui aurait dû la gêner, la Majorité Présidentielle, qui croit être seule à avoir le droit d’exister au Congo, ne pense qu’à consulter la Cour Constitutionnelle dans le but de permettre à Kabila de jouer les prolongations et ainsi continuer avec lui à saigner le Congo plutôt qu’à le développer.

Pourtant, la Constitution est claire à ce sujet :

  • le mandat du président de la République est de 5 (cinq) ans, renouvelable une fois ;
  • 90 jours avant la fin du mandat du président de la République, des élections doivent être organisées. Et en cas d’alternance, la remise/reprise doit intervenir dans les jours qui suivent la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle. Il n’y a pas une autre interprétation magique de l’article 70 de la Constitution.
  • Il n’existe pas au Congo, à l’heure actuelle, un cas de force majeure en dehors de l’urgence de l’effacement de Kabila et de son système néocolonial.


http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/sncc_katanga_rdc.jpg
SNCC Katanga

Budget des élections :

Un cabinet anglais d’avocats avait estimé à quinze milliards de $US, la cagnotte de Joseph Kabila dans les banques étrangères. Entretemps, la CENI manque un milliard deux cents millions USD pour organiser les élections ! Ce n’est pas admissible.
En plus, Panama Papers épingle Jaynet Kabila pour avoir dépouillé financièrement le Congo pour enrichir les paradis fiscaux. Ce n’est pas non plus admissible.

Ficher électoral :

Faux débat. On en parle depuis 2006, donc il y a dix ans. Ceux qui ont fait preuve de mauvaise foi et de turpitudes doivent être sanctionnés sévèrement, Kabila et ses institutions solidairement.
Comme on le voit, la médiocre qualité et l’opportunisme des acteurs politiques congolais et leurs infiltrés étrangers a influé négativement sur les conciliabules organisés sur le Congo. Cela préoccupe l’UDPS et Tshisekedi en particulier, ainsi que des hommes et des femmes de bonne volonté au pays et à l’étranger, soucieux de l’émergence d’un Congo nouveau.



22/04/2016

MUAKA MATADI


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kabondoma
17 Avril 2016, 8:52
« Selon que tu seras grand ou petit, le jugement du roi te rendra blanc ou noir »Jean La Fontaine.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/proces-gbagbo-cpi.jpg

par MUAKA MATADI Le 15/04/2016

1. Dans bien des domaines, un certain occident, qui a du mal à se départir de son impérialisme anachronique, considère l’Afrique comme sa chasse gardée ; un continent des sous-hommes à domestiquer et à traiter comme esclaves indéfiniment ; un continent « laboratoire » dans lequel toutes les extravagances sont permises. Tout cela favorisé par le comportement effectivement des sous-hommes que sont les dirigeants africains imposés au sommet de leurs Etats obséquieux vis-à-vis de l’Occident pour jouer les prolongations et conserver indéfiniment un pouvoir acquis dans la honte.

1.1 Domaine politique :

Après avoir sevré l’Afrique dite indépendante de politiciens civils pour les remplacer par des soldats depuis la décennie 1963, selon le modèle d’assujettissement de l’Amérique latine des colonels depuis 1957 ; et après avoir maintenu au pouvoir ces soldats et en avoir fait des dictateurs, avec l’instauration des partis uniques pour la conservation exclusive du pouvoir pendant des décennies, sous le prétexte du concept de circonstances de « stabilité des Institutions » ; aujourd’hui, dans le contexte des deux mandats constitutionnels, l’Occident fait semblant de s’y accommoder, mais se fait le devoir d’imposer au pouvoir ses pions comme contrepartie de son financement des élections africaines. On semble souvent l’oublier ; la plus grande arme du capitalisme pour faire fléchir les idéalistes rêvant de la grandeur de leurs pays, c’est l’argent de corruption, versé à ces pays sous diverses formes, cachant la vraie nature de ces versements. On en arrive ainsi à une gestion prédatrice, rentière, clientéliste et archaïque de l’Etat, génératrice de dangereuses injustices et inégalités, les responsables de la gestion de l’Etat imposés n’ayant des comptes à rendre qu’à ceux qui les ont imposés et non au peuple muselé.

1.1.1 En Côte d’Ivoire, la France de Sarkozy a imposé Ouattara, non élu à fin 2010 et on a reconduit ce dernier à fin 2015 dans un simulacre d’élections, dès le premier tour, avec un score à la soviétique de plus de 80%. Pour cela, il fallait éloigner Gbagbo, le gagnant des élections de 2010 et secouer judiciairement son camp pour permettre à Ouattara de travailler avec « ses » français et « ses compatriotes naturalisés « ivoiriens » du Nord, sans pression du camp « Gbagbo ». De fait, Soro, le président de l’Assemblée est du Nord ; le président de la CENI et le président de la Cour Constitutionnelle seraient aussi du Nord. Voilà le décor. Tout cela, parce que pour Chirac comme pour Sarkozy, Gbagbo ne permettait plus à la France de tirer le meilleur parti de l’économie ivoirienne comme du temps d’Houphouet-Boigny et aussi, parce que les Français de Côte-d’Ivoire qui avaient fui ce pays après la tentative de la France de Chirac de débarquer Gbagbo en 2002 ne savaient plus y retourner et constituaient un poids pour l’Hexagone. La France avait donc besoin, en Côte-d’Ivoire, des élites locales gestionnaires du statu quo « ante Gbagbo ».

http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngPROCEDER A LA PAGE 2
 
kabondoma
17 Avril 2016, 8:47
1.1.2 Au Congo-Brazzaville. Sassou-Nguesso a fait modifier la Constitution pour bénéficier d’un nième mandat après 3O ans de pouvoir. Après les élections du 20 mars 2016, après avoir pris le pays en otage pendant 4 jours sans communications ni avec l’Extérieur ni à l’intérieur du pays, il a été proclamé vainqueur de ces élections avec plus de 60% dès le premier tour.

par MUAKA MATADI Le 15/04/2016

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D’avis général, il a triché depuis le référendum constitutionnel jusqu’aux résultats desdites élections, sacrifiant au passage des vies humaines dans des violences policières inutiles, l’ordre public à maintenir étant la sauvegarde de la vie du dictateur qui prend en otage tout un peuple, les services judiciaires et de police exécutant sa seule volonté. C’est pour cette raison que nous parlons du Congo-Brazzaville et non de la République du Congo, puisque les institutions républicaines ne sont que de façade. Il semble que derrière tout ce cinéma dramatique, il y a « Total et Elf », deux sociétés françaises de pétrole qui auraient appuyé la démarche scélérate de Sassou en échange de la protection de leurs intérêts pétroliers. Mais il y a eu sans doute aussi du côté de Sassou lui-même, le souci d’éviter quelques procès en attente en rapport avec les biens mal acquis, les disparus (350) du Beach du Congo-Brazzaville et l’incident du dépôt d’armes et de munitions qui avait fait des tués à Brazzaville.

1.1.3 On ne saurait pas citer tous les pays d’Afrique où il y a eu les mêmes scénarios. Toujours est-il que, depuis la fin de la Guerre Froide, l’Occident se croit seul maître de l’Afrique, surtout que les anciens pays africains de tendance socialiste se sont convertis au capitalisme, la révision des alliances ayant été ainsi favorable à l’Occident.
Mais la question qu’on ne peut éluder dans nos rapports avec l’occident : « A qui profite l’organisation politique et économique mise en place par l’occident et ses vassaux en Afrique ? ». Certainement pas aux africains. Car les vassaux se comportent en proconsuls dans leurs propres pays.

2. Domaine économique :

Des razzias pires que du temps colonial se poursuivent inexorablement.

2.1 La Libye :

En 2010 – 2011, Kadhafi avait bien averti l’Occident qui armait, comme en Syrie aujourd’hui,- toujours les mêmes erreurs et le même aveuglement qui mettent en danger la sécurité du monde,- les gens de Benghazi contre lui que ces gens-là que l’Occident armait étaient des membres d’Al-Qaïdah. L’Occident a fait la sourde oreille, même si par ses services de sécurité, il savait que Kadhafi disait la vérité. Le problème de l’Occident était d’éliminer Kadhafi et, après lui, comme en Irak de Saddam Hussein :

. Installer au pouvoir des sous-fifres obséquieux, leurs vassaux ;
. S’emparer du pétrole libyen et se le répartir ;
. S’emparer des contrats de la reconstruction de la Libye afin de donner du travail et des profits aux sociétés occidentales ;
. Eliminer physiquement Kadhafi et ainsi annihiler son leadership sur l’Afrique qui, de son temps, avait des projets de s’autonomiser vis-à-vis de l’Occident ;
. Sarkozy avait un contentieux personnel avec Kadhafi et selon les médias, c’était celui d’effacer les traces du financement de sa campagne électorale de 2007 par Kadhafi. On connaît aujourd’hui les conséquences désastreuses de la guerre faite à la Libye par l’Occident sans l’accord des Nations-Unies, pour la Libye elle-même, pour l’Afrique de l’Ouest et du Nord. On en est ainsi pour plusieurs années encore à réparer des dégâts qu’on aurait pu éviter. Comme en Irak depuis Saddam Hussein ;
. Disons en passant que la guerre faite à Bachar Al Assad en Syrie par l’Occident n’a pas pour motif le peuple syrien mais vise la protection d’Israël. Comme aussi le dossier soi-disant de l’enrichissement de l’uranium en Iran. Ce sont des guerres stratégiques. L’Iran, chiite, fournissait des armes au Hezbollah libanais, chiite, contre Israël, via la Syrie. En brisant la Syrie de Bachar, et en y mettant des pro-occidentaux, on casse le maillon de l’acheminement des armes iraniennes vers le Hezbollah libanais et on espère ainsi mieux sécuriser Israël qui, lui, se moque impunément des Palestiniens et de leurs droits à la vie et à une patrie.

Mouamar Kadhaffi


2.2 Congo-Kinshasa :

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Au regard des razzias économiques néocoloniaux, le Congo-Kinshasa est un cas atypique, un épiphénomène, un domaine de non-droit où tous les aventuriers du monde viennent s’enrichir en un minimum de temps, dans des mines qu’ils n’espéraient pas avoir de leur vie avec un argument fallacieux : « la création des emplois ». Quels emplois ? A combien sont-ils rémunérés ? Il y a quelques années, un panel d’experts de l’ONU est venu enquêter et avait dressé la liste des prédateurs du Congo. Sans effets jusqu’aujourd’hui. On connaît le cas de la fille d’un homme d’Etat de l’Afrique australe qui a eu 90 millions de $US à la suite de la vente de l’or du Congo. Les rapports existent des razzias opérés au Congo par l’Ouganda et le Rwanda, bras armés des multinationales d’Occident au Congo. On sait qu’un Zimbabwéen avait été nommé PDG de la Gécamines par Monsieur Kabila, on ne sait sur base de quels critères. On sait que la Sengamines – société minière des diamants – continue d’opérer au Kasaï Oriental alors que la Miba est par terre. Avec le système du Cadastre Minier juxtaposé au Cadastre foncier, le Congo est revenu aux dispositions foncières des années 1890, lorsque le Roi Léopold II avait confisqué 99% des terres congolaises.

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kabondoma
17 Avril 2016, 8:42
2.3 La Centrafrique :

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Des militaires français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique

par MUAKA MATADI Le 15/04/2016

La Centrafrique peine à payer ses fonctionnaires et à faire démarrer son économie alors que ses minerais, correctement exploités, peuvent lui donner les moyens de sa politique. Il s’agit là d’un pays qui a connu de nombreux remue-ménages dus à l’intervention étrangère. Barthélémy Boganda y fut assassiné vers 1959 au profit de David Dacko. Celui-ci fut évacué du pouvoir au profit d’un soldat Jean-Bédel Bokassa, qui devint empereur, comme son cousin Joseph Mobutu au Zaïre, qui devint Maréchal sans avoir gagné aucune guerre. Puis on installa Bozize, aux yeux fatigués ; suivi de Zotodia, le malin qui réussit à s’enrichir rapidement. La nomenklatura trouva son compte dans la gestion du pays alors que le peuple attend toujours la concrétisation des promesses de l’Indépendance. Or, la question fondamentale est : quel type de société peut offrir à l’homme la possibilité d’un accomplissement personnel ?

3. Domaine judiciaire :

3.1 Au Rwanda :

En 1994, l’Occident – la France exceptée – s’émut du sort des Tutsi qu’il avait armés (le Pentagone) et qu’il voulait voir reprendre le pouvoir, comme l’avait écrit un certain Bernard dans un livre intitulé « Le retour du Mwami ». Et pour que le Mwami Tutsi revienne, il fallait vider le Rwanda des Hutu en envoyant ceux que l’opération française « Turquoise » avait pu sauver au Congo et en s’opposant depuis 1995 à leur retour au Rwanda, peu importe que le Kivu devienne le théâtre du chaos qu’on y voit depuis 20 ans, avec des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité non punis et les auteurs de ces crimes, notamment le M23, émanation du RCD d’Azarias Ruberwa et bras armé du Rwanda au Congo, dans la nature, le pouvoir de Kinshasa ayant été sommé de les amnistier. Le complot d’évacuation des Hutu du Rwanda est confirmé par ces propos d’Aldo Ajello ancien représentant de l’Union Européenne dans les pays des Grands-Lacs, sur TV5-Afrique le 13/10/2010 : « Pour que la guerre cesse au Rwanda, il faut que l’une des deux ethnies principales du Rwanda aille s’installer ailleurs », sous-entendu : « Les Hutu venus au Congo y restent pour laisser le Rwanda aux Tutsi ».

Tout cela, parce que le rapport démographique au Rwanda donnait environ 80% des Hutu, environ 18% des Tutsi et environ 2% des Batwas. Dans une démocratie normale où le système de vote a pour principe « une personne, une voix », les Tutsi ne peuvent pas accéder à la magistrature suprême, sauf à recourir à des arrangements politiques spéciaux. Et alors pour que le Mwami Tutsi qui est revenu au pouvoir au Rwanda s’y maintienne, il faut éloigner les Hutu du Rwanda et les mettre dans une zone de transhumance au Congo et éviter d’avoir au Congo un régime qui puisse soulever le problème de leur retour au Rwanda. C’est la thèse d’Aldo Ajello comme dit plus haut et de Sarkozy ; sans doute aussi de Louis Michel et des politiciens wallons majoritairement. C’est sans doute aussi la thèse des Etats-Unis. Pourtant, il y avait eu, en 1995, deux résolutions des Nations-Unies, jamais annulées mais jamais exécutées, qui exigeaient le retour au Rwanda dans la dignité, des rescapés Hutu de l’anti génocide sur le sol congolais. Prises sous Boutros Boutros Ghali qui vient de mourir et qui était alors Secrétaire Général des Nations-Unies, ces deux résolutions auraient-elles été le motif de l’opposition des Etats-Unis au deuxième mandat de Boutros Boutros Ghali, eux les contributeurs majoritaires au budget de cette organisation ? En s’opposant au retour des Hutu au Rwanda en 1995, l’Occident, partisan des Tutsi, a donné à ces derniers le prétexte de maintenir leur occupation et pression sur le Congo au motif d’empêcher les génocidaires de se réarmer contre le Rwanda. Ce faisant, l’Occident a passé au compte « profits et pertes » les sept millions des congolais tués et quatre cents mille femmes violées et/ou mutilées durant les deux guerres du Rwanda et ses alliés contre le Congo. C’est bien de décorer le Dr Mukwege pour son travail en faveur des femmes du Kivu violentées, mais c’est mieux d’avoir un tribunal spécial pour l’hécatombe du Congo, bien au-delà du prétendu génocide rwandais qu’exploite Kagame pour mettre à genoux l’Occident ; bien loin des victimes (3.000) en Côte-d’Ivoire pour lesquelles Gbagbo est à la Haye ; bien au-delà des victimes dénombrées en Syrie, autour desquelles l’Occident fait un vacarme infernal. Ainsi, si on ne connaît pas le complot visant à maintenir les Hutu au Congo, on ne peut décrypter les raisons du refus de rapatrier au Rwanda les FDRL démobilisés.

3.2 Venons-en au procès de Jean-Pierre Bemba :

Bemba est un homme comme les autres. Il a ses qualités ; il a aussi ses défauts. Il a fait des bêtises dans sa vie et il est susceptible d’en faire d’autres. Mais dans le cadre de son procès, il y a ceci à voir :

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1° Le contexte de la commission des crimes qui lui sont reprochés :

En Centrafrique de cette époque-là, toutes les parties en guerre avaient commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. La Justice sélective de la C.P.I, dans son acharnement contre Bemba, ne s’explique pas, comme disent certains médias d’Occident, par le budget limité de la C.P.I. Cela n’a aucun sens. Quand on monte une institution judiciaire internationale, on doit veiller à mettre à sa disposition tous les moyens administratifs, techniques et financiers de sa politique, afin d’éviter de voir ce que nous voyons aujourd’hui : on privilégie les uns et on désavantage les autres. Là, il n’y a plus de justice.
Ainsi, prétendre que le verdict de Bemba a valeur de symbole. Mais, pour qui ? Car le commun des mortels sait que, en Côte-d’Ivoire, au Congo Kinshasa, au Rwanda et en Centrafrique, des criminels courent les rues pendant que certaines vies sont brisées par la Justice des vainqueurs !
La vraie raison de l’acharnement contre Bemba, comme contre Gbagbo de Côte-d’Ivoire, est que, dans le contexte de la politique du Congo où le vrai élu de 2006 était Bemba, mais ce dernier avait accepté de céder son pouvoir à Kabila qui était le choix des Occidentaux, dans des arrangements opaques qui ont conduit au maquillage des chiffres : 58% pour Kabila, 42% pour Bemba, il fallait éloigner ce dernier de la scène politique congolaise et du pays, afin de réduire son influence sur les institutions et permettre à Kabila de travailler sans pression. Le moyen le plus approprié, pour les Occidentaux, fut de lui faire porter le chapeau des crimes commis en Centrafrique en les imputant à ses hommes et ainsi l’immobiliser à la C.P.I.

2° Dans un procès normal, Ange Patassé qui l’avait invité devait se trouver lui aussi à la barre.

3° Un corps expéditionnaire en pays étranger, mises à part les troupes des Nations-Unies et de l’U.E qui ont un commandement autonome, est placé sous le commandement de la hiérarchie militaire du pays d’accueil. Et, selon certains rapports, les 1.5OO hommes de Bemba qui étaient loin de couvrir les besoins militaires d’un pays grand comme la France et la Belgique réunies, avaient des uniformes centrafricains, touchaient la solde en FCFA, avaient une nourriture fournie par les autorités centrafricaines et étaient naturellement soumis à la discipline des autorités centrafricaines. Si ces dernières avaient jugé les crimes des hommes de Bemba si extraordinaires, elles auraient pu les renvoyer à Bemba lui-même puisqu’ils n’étaient qu’un support de l’armée régulière centrafricaine !

4° On dit que Bemba était militairement responsable. Mais, de quelle manière, puisqu’il n’était pas sur le champ de bataille. Pénalement, il est difficile de raccrocher ces crimes à sa personne.

5° Pour contourner cette difficulté, on dit qu’ayant été mis au courant des crimes imputés à ses hommes, il n’a pas pris des mesures suffisantes. La question est de savoir en quoi les mesures prises n’ont pas été suffisantes : n’auraient-elles pas permis de maintenir l’ordre public ou n’auraient-elles pas eu un effet dissuasif sur les troupes ? Ce sont là des supputations qui ne peuvent convaincre que des naïfs.
Pour nous donc, le verdict de la C.P.I condamnant Bemba le 21/03/2016 selon les échos que nous en avons eus, inaugure une très mauvaise et regrettable jurisprudence. Le Tribunal d’Appel devrait s’empresser de dire le droit en vue d’une jurisprudence normative.



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