Lien vers ce message 27 Novembre 2017, 19:38
VIDEO. A QUELLES CONDITIONS L'AFRIQUE ET LA R.D CONGO PEUVENT-ELLES EMERGER ?

VIDEO. A quelles conditions l'Afrique & la RD Congo peuvent-elles emerger?

Le nommé Zoé Kabila a tort de considérer la R.D Congo comme un héritage du clan Kanambe et de déclarer à Jeune Afrique que le trio Joseph Kabila, Zoé Kabila et Jaynet Kabila, n'abandonnera jamais le pouvoir en RDC, puisque leur « père », entendez Laurent-Désiré Kabila, a trop souffert pour ce pays.
Le caractère immoral de cette déclaration n'échappe à personne :

  • elle se moque de la Constitution qui donne deux mandats au Président de la République ;
  • elle se moque du peuple congolais qui veut le changement au prix du sang de ses enfants ;
  • elle se moque de ceux des congolais qui ont plus souffert que Laurent Kabila dont on connaît le degré d'hédonisme, de jouissance satisfactoire (bière, gros rire tonitruant, femmes, argent et dolce vita dans des Palaces européens et nord-américains). Et ceux qui ont plus souffert que lui sont morts, souvent sans laisser d'héritage dans ce monde ;
  • elle est d'autant plus absurde que certains des enfants biologiques de Laurent Kabila ont été assassinés par ce trio des faussaires Tutsi rwandais, soutenu par un certain occident maffieux.

Zoé Kabila, Joseph Kabila et Jaynet Kabila ont tort, jouissant du soutien d'un certain occident affairiste, de leurs satellites Tutsi en R.D Congo et de leurs collabos autochtones, d'avoir fait du pouvoir d'Etat en ce pays, un système d'enrichissement clanique au détriment de tout un peuple, aujourd'hui évalué à soixante-dix millions d'âmes.

VIDEO. A quelles conditions l'Afrique & la RD Congo peuvent-elles emerger?
Joseph Kabila, Jaynet Kabila et Zoe Kabila

L'histoire nous apprend que Léopold II, les Belges, le clan Mobutu, Laurent Kabila avaient fait de même hier. Ils ont disparu. Le Congo est toujours là. Et si nous n'avons pu décoller politiquement, socialement et économiquement, c'est, croyons-nous, à cause justement de notre naïveté à croire que le bonheur de la RDC viendra des occidentaux et de notre mentalité d'esclaves à accepter sans coup férir le rapport de forces donnant l'avantage sur nous à l'Occident et qui nous fait croire que nous pouvons impunément et indéfiniment troquer notre patrimoine économique contre un pouvoir-cadeau de l'Occident, sans impact positif sur la vie de nos populations. Sur ce point, il y a divorce consommé entre notre peuple de plus en plus clairvoyant et une certaine classe politique du statu quo esclavagiste.

L'intelligentsia africaine a tort de se laisser récupérer par le clan ou par l'argent et de ne pas avoir assez de hauteur pour dénoncer le mal de manière permanente et massive, de sorte que les troubadours de la politique africaine, qui ont privatisé l'Etat, l'armée, la police ainsi que le Trésor public, ne puissent avoir la moindre minute pour se réactiver et se radicaliser, peu importe si ces farfelus ont ou non des soutiens à l'Etranger.

Dans l'imaginaire des occidentaux, les Tziganes et les Hommes de voyage n'ont pas de place en Europe (quel racisme à l'encontre des blancs comme eux) ; l'Arabe est fourbe ; le Noir est un bouffon servile. Pourtant, la civilisation européenne dont l'essor remonte au XVè siècle est tributaire de la civilisation arabe au Moyen-Age européen grâce aux croisades et à la découverte, via les Arabes, des Lettres grecques et de la civilisation noire depuis l'Antiquité égyptienne via les philosophes et les mathématiciens grecs formés dans des universités égyptiennes.
Mais, aujourd'hui, si nous sommes traités comme des objets et non comme des sujets, acteurs de l'histoire, c'est, selon nous, parce qu'aujourd'hui, l'Afrique est le seul espace géographique au monde où la naïveté et le comportement d'esclaves donnent des relations internationales et de la vie, une vue angélique, idyllique : « Tout le monde, il est bon ; tout le monde, il est gentil ».

Quelle différence entre l'Occident qui se veut maître du monde par auto-idolâtrie et l'Afrique, aujourd'hui, à la traîne du monde et méprisée ?

Nous n'allons pas ici reprendre le portrait du colonisé d'Albert MEMMI.

Nous n'allons pas non plus examiner les causes de l'ADN occidental et de l'instinct de domination du monde.

Nous allons faire un certain nombre de constats.

Depuis l'Antiquité, deux facteurs dominants se sont disputé la formation de l'ADN occidental de domination.

    1) Le premier facteur est la tendance ascétique, de renoncement aux plaisirs, héritée essentiellement des religions d'Orient. Cette tendance caractérisait l'Eglise catholique particulièrement, jusqu'à la fin du Concile Vatican II. A cette occasion, le vent de sécularisation souffla sur l'Eglise : la conception de l'Eglise changea : ce n'était plus un corps rigoureusement hiérarchisé : le Pape au sommet et les fidèles, piédestal du clergé. Mais elle fut redéfinie comme peuple de Dieu en marche sur la terre, le clergé étant à son service, des boys de ce corps. La tenue du clergé changea. La place des fidèles laïcs plus importante dorénavant.
    Conséquences de tout cela : moins de vocations, contestation de l'autorité pour plus de liberté, aspiration à plus de jouissance. Nouveaux défis.
    2) Le deuxième facteur est la tendance hédoniste, celle du « Carpe diem » : « Mangeons, buvons et levons-nous pour danser, car demain nous serons tous morts ».
    Cette tendance, conforme à l'ADN occidental, est aujourd'hui majoritairement dominante. Et lorsque nous disons que pour l'Occident, « les Etats, dans leurs relations réciproques, recherchent leurs intérêts et non des amis », nous devons rechercher, dans leur culture, les fondements philosophiques et scientifiques de ce comportement constant, qu'il y ait au pouvoir des Démocrates ou des Républicains aux Etats-Unis d'Amérique ; des hommes de Droite ou de Gauche dans d'autres pays d'Occident.

Mais qu'est-ce que l'hédonisme ?

    a) Sur le plan philosophique, il se définit comme une doctrine faisant du plaisir, en particulier du plaisir physique, le souverain bien. Là, nous sommes au cœur de la culture occidentale ;
    b) Sur le plan économique, il se définit comme une doctrine selon laquelle l'activité économique ne répond qu'à la recherche du maximum de satisfaction de l'individu contre un minimum de peine.

La définition économique de l'hédonisme se révèle comme le dévoilement naturel de la définition philosophique.

Il s'évidente ainsi que l'individu et son intérêt sont au centre des préoccupations de l'Occidental. D'où le rejet de l'ascèse aussi bien sur le plan philosophique que religieux et l'enclenchement du processus de sécularisation des mentalités communes, consistant à rejeter le Dieu transcendant et sa morale contraignante. « L'homme est ainsi devenu la mesure de toutes choses », comme avait dit le philosophe grec antique Pythagore. D'où des bas salaires payés aux prolétaires en vue de la maximalisation des profits des capitaines d'industries. D'où la relation du maître et de l'esclave voulue figée et non dialectale. D'où, sur le plan dit scientifique, la pseudo-loi de la sélection naturelle prétendant que les forts le sont par destin et sont appelés à connaître une vie longue et heureuse et que les faibles le sont aussi par destin et sont appelés à devenir pauvres et disparaître. D'où l'occupation du monde par l'Occident et ses conséquences : l'exploitation abusive des natifs des régions occupées ; la traite négrière ; l'esclavagisme ; le colonialisme ; le néo-colonialisme ; les mécanismes de conservation de la domination du monde, dans un rapport de force avantageant l'Occident.
Cette loi de la sélection naturelle prônant la survie des forts et la disparition des faibles a, en quelque sorte, dédouané la conscience de l'homme occidental sur le plan économique et politique. Son intérêt et sa jouissance sont ses lois. Peu lui importe ce que ses actes entraînent comme conséquences chez les autres. D'où la concurrence tous azimuts dans tous les domaines de la vie et son corollaire : « La fin justifie les moyens ». Vous désirez vous installer en RDC et y exploiter les richesses qui s'y trouvent ? Libre à vous de le faire. Peu importe si ce désir manifesté entraîne des pertes en vies humaines ». On est là dans l'application de la morale de situation qui s'apparente, en droit, à ce qu'on appelle : circonstances aggravantes et circonstances atténuantes, dans la qualification du dangereux acte posé. Toujours sur le plan philosophique de l'imaginaire occidental, la recherche de l'intérêt individuel s'accompagne de la liberté individuelle en matière religieuse, économique et politique. C'est dans ce contexte que le siècle dit des « Lumières » en occident a divinisé la Raison et la Liberté humaines, c'est-à-dire qu'elles furent soustraites au contrôle d'une Puissance transcendantale et autonomisées par rapport à elle.



Et ce processus démarre dans l'antiquité grecque déjà avec le philosophe Pythagore et s'est totalement radicalisé aujourd'hui. L'homme occidental ne veut avoir aucun référent normatif en dehors de lui-même.
Il est curieux de constater que la naissance du colonialisme en Afrique est contemporaine de la philosophie du Surhomme de Nietzsche, - philosophie de la puissance -, consacrant l'idéologie contenue dans la prétendue loi de la sélection naturelle. (octobre 1884 – février 1885), c'est à cette occasion que le Congo fut érigé en Etat indépendant fictif alors qu'il était fait « patrimoine commun du monde », ouvert à l'exploitation économique et commerciale du monde entier de manière absolue et sous domination du Roi des Belges Léopold II.
Aujourd'hui, la survie économique de l'Orient et de l'Occident est tributaire non seulement de l'absence d'un leadership responsable en Afrique et particulièrement en R.D Congo, mais surtout de l'anéantissement et la disparition de l'Etat Congolais dans ses dimensions et configuration actuelles.
Au Soudan du Sud, John Garang a payé de sa vie son refus d'accepter la répartition du Grand Soudan dont l'exploitation du pétrole était confiée aux seuls chinois.
En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo dont le dossier est vide, croupit à la prison de La Haye, à la C.P.I pour avoir voulu diversifier l'économie de la Côte-d'Ivoire alors que le chômage élevé en France n'avait pas de débouchés. Ouattara et Soro, deux Burkinabé qui ont accepté de faire le jeu de déstabilisation de la Côte-d'Ivoire pour enlever Gbagbo, cherchent à privatiser le pouvoir en ce pays.

En R.D Congo, Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila, a pour mission de :

    § pourvoir le Rwanda et les pays qui arment le Rwanda contre le Congo en ressources naturelles de la RDC ;
    § balkaniser la RDC en prenant l'Est qui est la partie la plus riche du Congo sur une superficie d'environ 300.000 kilomètres carrés (trois cent mille km²) en vue de l'élargissement du Rwanda. L'Occident est derrière cette opération (Sarkozi ; Aldo Ajello ; Louis Michel ; Herman Cohen, Nikki Haley...) et naturellement, la valetaille de l'Occident qui gonfle les rangs de la M.P par corruption en R.D Congo. Nous les invitons à prendre conscience qu'ils sont du mauvais côté de l'histoire.

Tant que cette opération n'est pas terminée, selon l'évaluation américaine, laquelle Amérique a une chancellerie récente à Goma, Kabila continuera à instrumentaliser Nangaa et des confessions religieuses pour se moquer des Congolais avec des calendriers électoraux non réalistes pour aller de conciliabules en conciliabules sans fin. Et, comme cela, il gagne du temps et règle ses affaires personnelles tout en jouissant de l'impunité et de l'immunité que lui assure le pouvoir.
Le dernier calendrier électoral pondu par Nangaa, du dimanche 06/11/2017 des plus confus et fantaisiste, est destiné à faire gagner du temps à Kabila et à distraire le peuple congolais.

Voilà pourquoi, sur le plan politique, l'Occident s'acharne, en Afrique en général, en R.D.C en particulier, à noyauter le leadership responsable que les peuples d'Afrique se donnent, pour mettre à sa place une valetaille acquise à sa cause.
C'est ainsi que sur le plan politique, on a parlé de « l'Etat cynique » pour désigner l'idéologie sur base de laquelle fonctionne l'Etat en Occident, que les organes des institutions soient de Droite ou de Gauche. Cette idéologie de base est une trilogie qui a pour noms : Intérêt, Liberté, Puissance et, en tableau parallèle, sur le plan pratique et opérationnel : diplomatie (espionnage noble) ; esclavagisme dans l'exploitation économique, dans les prêts à conditionnalités, dans le galvaudage du leadership politique des pays tiers ; culture : tentative de dissolution des cultures locales et assimilation concordante (francophonie, lusophonie, commonwealth, ...), au mépris de nos langues et de nos us et coutumes propres : tentatives d'imposer homosexualité, mariages gais, éducation sexuelle à l'occidentale par l'exposition de la nudité des humains et des bêtes, jusque dans des manuels scolaires.

Emmanuel Macron parle de l'homosexualite aux enfants de 8 ans.


On est là dans le cynisme machiavélique le plus aberrant.



En effet, Machiavel n'était pas un utopiste : Il n'a pas décrit ce que devrait être un Etat idéal. Il a décrit le fonctionnement occidental réel et historique des Etats : les lois qui président à leur constitution, leur durée de vie et leur mort, le cas échéant. Il constate donc que si les affaires humaines sont dominées par la « fortune », une place est laissée à la « puissance », qui peut s'incarner dans un individu (dictateur), dans un peuple fier de lui (les Etats-Unis d'Amérique, par exemple) ou dans un ensemble de peuples : l'occident, en l'occurrence.

Il constate aussi que la politique, en occident, est fondée sur l'intrigue, la ruse, la fourberie, la perfidie et la corruption.
En conclusion, il estime que quand on y est, on doit être cynique, sans scrupules. Seule la diplomatie fait semblant d'arrondir les angles.
Comme on le voit, pas de place pour des considérations morales. Donc, comme dit plus haut, seule « la fin justifie les moyens ». La moralité de ces moyens n'a aucun sens. Bons ou mauvais, ces moyens doivent permettre d'atteindre des objectifs fixés, bons en soi ou non.
Ainsi, la politique est caractérisée, dans les relations internationales, de ce monde formaté par l'Occident par : l'intérêt, la liberté, la puissance, la ruse, la perfidie, l'intrigue, la corruption. Et bien sûr, une telle politique, dans des affaires porteuses mais louches, conduit à des hécatombes qualifiées de pertes collatérales, jugées « sélection naturelle » et, donc, non imputables à personne.
Voilà où conduit la politique de l'homme qui, dans le modèle biblique, avait réclamé son indépendance vis-à-vis de Dieu : une politique porteuse de mort dans le monde et non de vie.

Comment peut-on alors considérer les initiateurs d'une telle politique qui n'a rien de politique au sens sémantique du mot ? Ne sont-ils pas d'une race en voie de disparition ?

En effet :

    1. Ils considèrent même la nature comme une ennemie à combattre et dominer. D'où destruction sans remords de l'environnement ; pollution sous diverses formes ; réchauffement climatique.
    2. Pour des raisons purement économiques, prolifération des armes chez eux comme dans le monde. Le stress occasionné par des conditions de vie inhumaines de la majorité conduit au constat des massacres des innocents par des gens aux nerfs qui lâchent et à la gâchette facile.
    3. Constat du vieillissement et de la diminution ou au mieux, de la stagnation de leur population, vu la baisse de la fécondité par femme. Et cela, puisque les adultes veulent jouir pleinement de la vie sans s'encombrer d'une ribambelle d'enfants.
    4. Homosexualité et mariages gay, accompagnés du tintamarre pseudo-juridique afin de répandre ce modèle dans le monde entier. Or, il ne permet pas la procréation afin de rajeunir et augmenter la population.
    5. Déconstruction du modèle économique classique de production de masse et d'emploi pour le remplacer par un modèle spéculatif d'enrichissement rapide à travers les « yoyos » de la Bourse ou à travers la compression des effectifs des entreprises. D'où appauvrissement plus accentué de la population et fuite de charges familiales plus lourdes.
    6. Invasion dominatrice du monde et confiscation des richesses des nations. A l'opposé, terrorisme des dominés et instabilité du monde.
    Solution occidentale : tester leurs armes de destruction massive. Solution superficielle alors qu'on attend un nouvel ordre politique et économique mondial plus équitable et qui serait du bon côté de l'histoire.

Conséquence inattendue en Occident : Invasion de celui-ci par des contingents des affamés et les non-sécurisés du monde, comme des Ecossais et des Italiens avaient aussi envahi l'Argentine, notamment la Patagonie à la suite de la famine au 19è siècle.
La fermeture des frontières n'est pas une solution durable ni efficace.

La culture africaine permet-elle un sursaut de la dignité africaine ?

« L'ennemi, en termes militaires, étant ainsi cerné dans son mode de fonctionnement, sommes-nous, pour autant, à la hauteur des enjeux ? ». Non, sans doute. Car :

    1. Depuis l'Egypte pharaonique, le Noir croit à l'harmonie, à un monde harmonieux, équilibré ; en la puissance de la parole de bénédiction et de malédiction ; en une vie fondée sur l'harmonie avec Dieu, avec la Nature et avec d'autres hommes, ses semblables ; en la bonté naturelle immanente dans le monde.
    Tout ceci est à l'opposé de l'ADN occidental tel que décrit ci-dessus.
    2. En raison de cette croyance en une vie harmonieuse avec ce qui nous entoure, le Noir projette ses sentiments de bonté sur les autres, considérés a priori comme aussi bons que lui-même. Il a ainsi renoncé à la prudence qui était la sienne et consistait à faire un procès à tout étranger qui venait sur son territoire pour évaluer son degré de bonté ou d'agressivité.
    Aujourd'hui, il croit naïvement à ce que racontent les occidentaux sur les dictateurs qu'ils lui ont imposés ; et propos qui vont dans le sens du poil de la bête. Il croit ainsi naïvement que son bonheur viendra de ses bourreaux qui le tiennent en esclavage sur son propre sol. Et comble de naïveté, il va jusqu'à les qualifier pompeusement de « décideurs du monde », renonçant ainsi à l'effort pour se remettre debout et gagner sa place sous le soleil.
    3. Notre initiation à la vie est très sommaire dans les milieux traditionnels alors que les occidentaux ont dix siècles d'écoles autour de leurs cathédrales. Une école aux visées identitaires.
    4. Nos moyens d'expansion de notre culture sont limités :

    • langues peu développées ;
    • voyages handicapés par l'absence de moyens de transport ;
    • richesses limitées par le troc ou par la rareté des instruments de valeur dans une économie monétaire où la monnaie est confisquée et placée dans les paradis fiscaux par ceux qui exercent l'imperium de nos Etats ;
    • nature extravertie de l'économie enrichissant des flibustiers de la finance internationale.

Pendant ce temps,

    Ø A cause des considérations géopolitiques et de sécurité en faveur de l'Occident, on nous impose un leadership dictateur acquis à sa cause ;
    Ø Ce point réglé, on régularise les pillages et les rapines par des textes pseudo-juridiques logés dans des codes d'investissement, minier, forestier et autres.

Que faire pour émerger ?

Tâche impossible à cause de l'opposition de l'Occident à tout leadership visionnaire ?

La sagesse africaine nous donne les moyens de nous en sortir.

Il était une fois, un chasseur qui s'était arrêté au bord d'une rivière pour boire et se rafraîchir. Tout à coup, il entend derrière lui le rugissement d'un lion qui se rapprochait. Il courut vers un arbre dont les racines plongeaient dans l'eau. Il grimpa dessus et arrivé au beau milieu de l'arbre, il vit au sommet de celui-ci un serpent venimeux à l'affût. Voulant sauter dans l'eau pour traverser la rivière à la nage, il vit au pied de l'arbre un caïman qui venait juste d'arriver. La sagesse lui dicta de sortir de sa gibecière une cuisse d'antilope qu'il jeta au caïman. Celui-ci s'en empara et disparut. Une autre cuisse fut jetée au lion qui s'en empara également et disparut. L'étreinte étant ainsi desserrée, notre chasseur put ainsi se sauver de ses trois ennemis : le serpent, le lion et le caïman.

Première condition d'émergence : il faut que les nations africaines se mettent du bon côté de l'histoire. Qu'est-ce à dire ?

Deutéronome 17, 14-15 nous dit ceci : Lorsque tu auras à choisir ton roi ou ton président, tu le prendras parmi tes frères et jamais un étranger pour régner sur toi. Doit donc être banni l'accès aux hautes fonctions de l'Etat des énergumènes aux origines douteuses à l'instar de Joseph Kabila, Alassane Ouattara, Ali Bongo, etc.

Deuxième condition d'émergence : l'accès aux hautes fonctions de l'Etat doit absolument cesser d'être marchandé avec la maffieuse communauté internationale. Le pouvoir doit refléter la volonté de la population telle qu'exprimée par la voie électorale. On ne peut pas revendiquer le respect de la souveraineté nationale si le financement des élections continue d'être effectué par la communauté internationale. Le non-respect des prescrits du deutéronome 17, 14-15 a porté au pouvoir un certain Joseph Kabila qui a provoqué une crise grave en RDC, d'abord en détournant le budget des élections de 2016 de 1.250 millions de USD mobilisés en interne de 2012 à 2016 ; ensuite en massacrant des populations congolaises réclamant l'alternance politique depuis Beni au Nord-Est du pays jusque dans le Kongo Central en passant par le Kasaï comme point focal de sa fureur belliqueuse. L'exercice du pouvoir doit se traduire, au plan pratique, par la prédominance de l'intérêt national véritable et donc notamment par le respect de la Constitution et des lois qui régissent le fonctionnement harmonieux de l'Etat, en n'oubliant pas la moralité des acteurs politiques et le respect des prescrits du deutéronome 17, 14-20 ;

A. Il faut, avant toutes choses, une prise de conscience. Il y a 117 ans, cette prise de conscience a émergé pour l'Afrique avec des conférences sur le Panafricanisme tenues en Europe. Les résolutions prises sont toujours d'actualité. Pendant ces 117 ans, l'Occident a tout mis en œuvre pour empêcher un leadership politique visionnaire et courageux d'exercer son imperium en faveur des intérêts africains. Les leaders dits progressistes des années 1960 ont été assassinés. Les Kadhafi et les Tshisekedi en font les frais pour n'envisager que la période récente. L'UA actuelle sans Kadhafi est une Honte pour l'Afrique.
B. Pour mettre fin à ce cynisme, il faut définir les fondamentaux de l'Etat en Afrique, qui s'imposeraient à tout gouvernement en place, quelle que soit son idéologie :

    1) La cohésion nationale par la recherche du plus large consensus pour toutes les affaires importantes de nos Etats ; par l'apprentissage de nos langues nationales et par l'enregistrement dans nos manuels d'histoire, des événements qui ont émaillé notre histoire commune ;
    2) Une justice efficace et bien rémunérée pour mettre fin à l'impunité et assagir d'éventuels criminels. Décourager la corruption de manière absolue ;
    3) L'intangibilité des frontières et une armée efficace et bien rémunérée pour les protéger. Toucher aux frontières, c'est ouvrir la boîte de Pandore.
    4) Une police disciplinée et bien rémunérée pour le respect d'un ordre public non personnalisé ;
    5) Une classe politique disciplinée, responsable, faisant la politique par vocation et non par défaut, à la recherche des aliments ;
    6) Un leadership responsable, visionnaire, courageux, ayant un programme et hardi de développement harmonieux de la Nation et soutenu par la Nation ;
    7) Un enseignement de qualité ; lutte contre l'analphabétisme et formation politique des masses populaires ;
    8) Une politique d'emploi dynamique ; des emplois bien rémunérés en vue d'un essor économique véritable ;
    9) Favoriser une diaspora d'engagement.
    10) Au plan économique :
    • Redynamisation du marché de l'emploi et redistribution équitable des revenus aux acteurs économiques.
    • Diversification du secteur économique en vue d'un large marché interne ;
    • Planning visant la transformation des matières premières localement
    • Interdiction de l'exploitation du petit commerce par des étrangers
    • Mise au point d'un code d'investissement protecteur
    • Mise au point d'un code minier, forestier, de pêche, etc.
    • Implantation de l'agroforesterie
    • Développement de l'industrie alimentaire
    • Production des engrais bio.

    11) Infrastructures :
    • Construction et entretien des routes de desserte agricole
    • Relier les chefs-lieux des provinces, des districts et territoires
    • Redynamisation du réseau ferroviaire et lacustre
    • Infrastructures aéroportuaires et des ports fluviaux viables
      12) Energie :
    • Exploitation maximale de l'énergie photovoltaïque
    • Redynamisation des réseaux électrique défectueux
    • Electrification des villes et des grands centres urbains
    • Construction et développement des centrales de traitement de l'eau
      13) Education :
    • Refonte totale du système éducatif à partir du primaire
    • Accent particulier doit être mis sur l'enseignement technique

    14) Santé :
    • Refonte totale du système
    • Mise en place d'une ou de plusieurs mutuelles de santé
    • Doter le pays des infrastructures sanitaires appropriées

    15) Stratégies :
    • Créer un institut d'études stratégiques au plan militaire, de la fonction publique, etc.
    • Mettre sur pied un ensemble de stratégies de parade contre l'ensauvagement de l'Afrique

    16) Télécommunication :
    • Optimiser l'implantation du réseau internet
    • Faciliter l'accès aux nouvelles technologies de pointe.

Alors que le sommet « Europe-Afrique » a lieu à la fin de cette année à Abidjan, que cette contribution nous permette aussi, à nous, Africains, de bien faire le procès à l'étranger par la bonne analyse de ses déclarations. Car, avec nos amis occidentaux, on ne peut savoir où s'arrête le mensonge et où commence la vérité.

Pour terminer notre propos de ce jour, voici ce que le peuple profond pense et dit du pouvoir putschiste qui veut se cramponner au pouvoir.



« LA REPUBLIQUE A DEMOCRATISER DU CONGO ...

Un ministre de l'enseignement dont les enfants étudient ailleurs ;

Un ministre des affaires étrangères qui a un passeport étranger ;

Un ministre de la santé qui se fait soigner en Europe ;

Un ministre de l'énergie qui utilise un groupe électrogène ;

Un responsable de la Regideso qui ne boit que l'eau embouteillée ;

Un ministre de la justice qui se fait accuser par la justice étrangère ;

Un ministre de PTINC qui a un touraya, une valise satellitaire et un grand fan de VPN en cas de coupure d'internet, qui se fait livrer ses courriers par DHL ;

Un ministre de l'environnement qui est fan de la viande de singe boucanée ;

Un ministre de genre, famille et enfant, divorcé, sans enfant ;

Un ministre de l'agriculture qui ne mange que des légumes importés ;

Un ministre de l'intérieur qui n'est même pas inquiété après évasion de 8.000 prisonniers ;

Un ministre de sports obèse ;

Un ministre de la jeunesse qui a la cinquantaine révolue ;

Un ministre du travail qui n'a jamais exercé un travail décent au pays ;

Un ministre des infrastructures qui ne se déplace qu'en hélico, car pas de route ;

Un ministre de l'économie qui se fait appeler dollarbivore, car il ne dépense qu'en dollars ;

Un président de la République qui se fait teinter sa petite barbiche au lieu de nous organiser les élections, signe pour préparer son vieillissement au pouvoir !


Presque tous les responsables politiques congolais ont leur famille vivant la grande bourgeoisie...

MUAKA MATADI

DIMANCHE 12/11/2017.
Message édité 2 fois, dernière édition par root, 27 Novembre 2017, 19:57  
 

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